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HOMMAGE A G.JEUNET
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COMPTE-RENDU A.G 12 MAI 2007
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COMPTE RENDU AG VALENCIENNES
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JOURNEES D'AUTOMNE DE VALENCIENNES
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HOMMAGE à JEAN-PIERRE VERNANT
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"VIVE L'ODYSSEE ! "
Jean-Pierre Vernant s'est éteint le 9 janvier 2007.
Le 12 juillet 2007, le Conseil régional d'Ile-de-France décidait de donner son nom au lycée de Sèvres, ville où il a habité pendant près de 60 ans. Une cérémonie a eu lieu au lycée Jean-Pierre Vernant le 21 novembre.
La CNARELA y a été invitée.
A cette occasion, Odile Mortier-Waldschmidt, présidente d'honneur de la CNARELA, rappelle ici quelques aspects du long combat de Jean-Pierre Vernant pour la défense de l'enseignement des langues anciennes.
Téléchargez le texte ici
"VIVE L'ODYSSEE ! "
Jean-Pierre Vernant s'est éteint le 9 janvier 2007.
Le 12 juillet 2007, le Conseil régional d'Ile-de-France décidait de donner son nom au lycée de Sèvres, ville où il a habité pendant près de 60 ans. Une cérémonie a eu lieu au lycée Jean-Pierre Vernant le 21 novembre.
La CNARELA y a été invitée.
A cette occasion, Odile Mortier-Waldschmidt, présidente d'honneur de la CNARELA, rappelle ici quelques aspects du long combat de Jean-Pierre Vernant pour la défense de l'enseignement des langues anciennes.
Téléchargez le texte ici
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Suppressions de postes
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MISE A JOUR DU 10 JUILLET 2007
Académie de Créteil: une issue favorable !
ARELABOR
Association Régionale des Enseignants de Langues Anciennes
de l'Académie de Bordeaux (ARELABOR. CNARELA)
Université Michel de Montaigne –Bordeaux III
U.F.R des Lettres
33607 Pessac
Adresse postale : 4 rue Maréchal Maunoury
33200 Bordeaux
Bordeaux , le 09/02/07
A l'attention de :Monsieur le Recteur d'Académie
Monsieur,
Notre association a appris avec consternation les projets du Comité Technique Paritaire Académique concernant les fermetures des options offertes en Langues Anciennes dans l'Académie de Bordeaux (CLG Nontron, CLB Ambarès , CLG Pessac Mitterrand, pour le Grec; CLG Chantaco à Saint Jean de Luz pour le Latin), ainsi que la suppression de la section de Latin au lycée Jean Monnet de Blanquefort.
La baisse invoquée des effectifs dans les établissements en cause est pour nous parfaitement explicable : après avoir supprimé le Grec au Lycée Pape-Clément de Pessac, on ne peut s'étonner que les élèves se tournent vers d'autres enseignements puisque toute façon ils ne pourront continuer cette étude au lycée du secteur . Nous ne doutons pas que cette même stratégie ne porte ses fruits à Mérignac puisque le lycée de la plus grosse banlieue bordelaise n'aura l'an prochain plus aucun enseignement en langues anciennes, et alors même que les quatre collèges du secteur ont des sections abondantes. De la même façon, nos collègues du collège Dupaty à Blanquefort se désolent que leurs élèves (nombreux) ne puissent poursuivre dans leur lycée de secteur l'étude du grec, et à partir de l'an prochain l'étude du latin. Dans toute la grande banlieue bordelaise , seul le Lycée des Graves à Gradignan continue à proposer l'étude des deux langues anciennes . Quelle cohérence trouver avec les affirmations de Monsieur le Ministre de l'Education nationale dans le "Sud-Ouest" du 7 décembre dernier : "On continuera à étudier le latin et le grec partout en France." ? Comme vous le savez , les Langues Anciennes ne sont pas dérogatoires par rapport à la carte scolaire , autant dire que c'est la mort assurée de nos disciplines dans le secondaire à une échéance plus ou moins longue… Nous nous interrogeons sur les raisons de cette politique à l'égard des Lettres Classiques. Nos collègues assurent leur mission dans des conditions de plus en plus difficiles, voire quasiment ingérables (nous pensons notamment au lycée de Fumel), ou doivent se résoudre à ne plus enseigner du tout de Langue Ancienne. Dans le même temps l'Université de Bordeaux III est obligée de faire appel à des professeurs du Secondaire pour assurer les enseignements de Latin dans les différentes filières...
Nous n'avons jamais défendu les sections de trois élèves, mais il est certain que si l'on ne peut garantir aux élèves et à leurs familles que l'enseignement commencé au collège trouvera une continuation au lycée, les recrutements se tarissent à très court terme et de façon légitime. Nous sommes d'autant plus à l'aise pour soutenir cette thèse que nombre de nos collègues de Collèges enseignent devant des groupes de trente élèves et davantage … preuve s'il en fallait du dynamisme des professeurs et de l'intérêt que peut susciter la découverte des cultures antiques chez des jeunes actuels, y compris dans des zones sociologiquement et culturellement défavorisées (nous pensons au Collège d' Ambarès notamment) lorsque l'institution l'autorise à exister et à se développer….
Nous vous demandons donc instamment de bien vouloir reconsidérer le sort de ces sections, en songeant à l'intérêt des élèves et aux assurances de Monsieur le Ministre lui-même, et vous prions , Monsieur le Recteur , d'agréer l'expression de nos sentiments respectueux et dévoués,
Pour l' ARELABOR,
La Présidente,
Sylvie Ber
ARDELAC ( Créteil)
DECLARATION CONCERNANT LES LANGUES ANCIENNES AU COLLEGE MARIE CURIE DES LILAS
Les prévisions de répartition de la DHG pour la rentrée 2007 font apparaître la suppression d’un groupe de latin en 5ème, et d’une heure de grec en 3ème : au total, ce seraient 3 heures de langues anciennes qui disparaîtraient au Collège Marie Curie des LILAS.
Les membres du Conseil d’Administration s’élèvent avec véhémence contre une telle proposition.
Premièrement, ils refusent le principe qui consiste à « déshabiller Pierre pour habiller Paul » afin de gérer la pénurie. Il faut réclamer des moyens pour répondre aux besoins.
En second lieu, la disparition d’un groupe de latin en 5ème entraînera à la rentrée 2008 celle d’un groupe de latin en 4ème (soit 3 heures), puis à la rentrée 2009 une nouvelle disparition d’un groupe de latin en 3ème (soit 3 heures). Si on ajoute l’heure de grec de 3ème qui risque de disparaître cette année, ce sont au total 9 heures de langues anciennes qui auront été supprimées au Collège Marie Curie, soit un demi-poste de Lettres classiques, alors que déjà trois demi-postes de Lettres Modernes correspondant aux départs en retraite ne sont pas remplacés.
Enfin, les professeurs de Lettres Classiques du Collège Marie Curie ont œuvré depuis sa création pour promouvoir les langues anciennes et les enseigner à un maximum d’élèves. Ils militent dans leurs associations (C.N.A.R.E.LA*, A.R.D.E.L.A.C*), pour que l’enseignement du latin et du grec ne soit pas réservé à une élite, mais dispensé à tous. En effet, ces disciplines ont fait la preuve qu’elles aident les élèves à mieux maîtriser le français et à étendre leur culture générale. Or, si l’on supprime un groupe de latin en 5ème, puis dans les autres niveaux, quels sont les élèves qui n’auront plus accès à cet enseignement ? Ceux que l’on a plus de mal à convaincre (et nous prenons chaque année notre bâton de pèlerin pour recruter un maximum de latinistes et d’hellénistes) ; ceux aussi qu’il est très facile de décourager, dont les familles moins informées n’iront pas protester si leurs enfants ne peuvent pas faire de latin. Qu’on ne compte pas sur les enseignants, en tout cas, pour faire de la sélection !
Quant à la section latin-grec, créée au collège depuis la réforme de 1997, pour laquelle ont été obtenues 4 heures de langues anciennes (2 heures de latin et 2 heures de grec), sa suppression par suite de la disparition d’une heure de grec va priver des élèves méritants, enthousiastes, et qui travaillent – ce qui n’est pas si fréquent de nos jours – des connaissances qu’ils sont en droit d’acquérir. Il n’y a nulle contradiction entre l’aide aux élèves en difficulté et la promotion d’élèves excellents dont il faut s’occuper aussi. Les enseignants de lettres classiques du collège ont jadis créé du latin-grec thérapeutique pour des élèves en grande difficulté, dont les heures ont été, il faut le rappeler, arbitrairement supprimées.
Pour toutes ces raisons, le Conseil d’Administration demande le rétablissement du groupe de latin de 2 heures en 5ème et de l’heure de grec en 3ème.
*Coordination Nationale des Associations Régionales des Enseignants de Langues Anciennes
*Association des Défenseurs de l’Enseignement des Langues Anciennes de l’Académie de Créteil
ARELAB ( Besançon)
Les établissements où des problèmes se posent :
- à Jussey, où il y a deux postes de lettres classiques et où avait été évoquée la possibilité d'un regroupement des latinistes de 4ème et de 3ème, il serait finalement question de supprimer un des deux postes, en "profitant" du départ en retraite de l'un des deux professeurs.
- à Vauvillers, la collègue aurait finalement deux heures de 5ème bilinguisme, deux heures de 4ème bilinguisme et deux heures de 3ème latin.
ARELABretagne
Voici quelques informations au sujet de suppressions de poste ou de fusions de groupes prévues à la rentrée prochaine en Bretagne :
- au lycée de l’Harteloire à Brest (29) : suppression d’1 poste de lettres classiques.
- au lycée de E. Zola à Rennes (35): suppression d’1 poste de lettres classiques.
- au collège du Château à Morlaix (29): suppression d’1 poste de lettres classiques, transformation de 2 postes lettres classiques en lettres modernes.
- au lycée de l’Harteloire à Brest : suppression d’un poste de lettres classiques.
- au collège de Chateaulin : transformation d’un poste lettres classiques en lettres modernes ; fusion des groupes 4^ème -3^ème . _La situation devient problématique pour cette ville_ : depuis 2 ans déjà, les 3 niveaux du lycée avaient été réunis (2^nde , 1^ère , Tale), maintenant le collège est fragilisé en raison d’une baisse d’effectifs liée à une section bilingue anglais-allemand (division par 3 des effectifs en 5^ème qui sont passés à 7) à la rentrée 2006. Les professeurs ont écrit au Recteur et ont alerté les parents.
- au lycée La Mennais de Ploërmmel (56), en ce moment problème de remplacement d’une enseignante de lettres classiques absente pour maternité. Situation angoissante pour des latinistes de terminale sans professeur !
- au lycée Joseph Loth de Pontivy (56), suppression d’un poste de lettres classiques suite à un départ en retraite à la rentrée prochaine.
Les élèves se verraient proposer un cours CNED avec tutorat.
- au collège La Villemarqué à Quimperlé (29), regroupement 4ème /3ème prévu à la rentrée prochaine et transformation vraisemblable d’un poste de lettres classiques en lettres modernes.
- au Collège Victor Vasarely de Collinée (22), regroupement 4ème /3ème prévu à la rentrée prochaine car l’enseignante en poste refuse un visiocours qui prévoit de mutualiser 2 établissements !!!
- au collège de Plérin (22), crainte d’une baisse importante des effectifs à la rentrée prochaine en raison de la création d’une section européenne – latin et section européenne seront incompatibles.
MISE A JOUR DU 19 FEVRIER 2007
Mulhouse : l’option latin risque fort d'être supprimée à
la rentrée prochaine au lycée Lambert à Mulhouse car plusieurs
facteurs se conjuguent pour qu'il en soit ainsi : tendance à privilégier les « langues rares », comme le turc et le chinois, départs à la retraite d’enseignantes de LC qui risquent d’être remplacées par des enseignants de Lettres Modernes, effectifs très bas (argument qui peut aider à justifier la fermeture des sections).
Rappelons que c’est le scénario qui s’est déroulé l’an dernier au lycée Jean Monnet de Strasbourg (qui n’a plus de professeur de Lettres Classiques)
Académie d’Aix-Marseille :une collègue de l'AGAP nous a fait part de trois problèmes :
1°en 2006-2007 une collègue au collège Gérard Philippe de Bagnols sur Cèze, dernière entrée en LC dans l'établissement, mais suivie d'une enseignante en LM, se voit réduite à une mesure de carte scolaire. Elle est "éjectée" de l'établissement.
2°en 2005-2006, une autre collègue au collège Joliot Curie d'Aubagne a subi la même mesure. Elle est maintenant à Auriol.
3°en 2006-2007, une autre enseignante, au lycée Joliot-Curie d'Aubagne, va prendre sa retraite. Le lycée connaissant une baisse d'heures en lettres, son poste sera fermé. C'est un LC qui ferme (ce qui évite, c'est certain, de supprimer un poste de LM en cours).
Pour les cas 1° et 2°, il semblerait que soit appliquée une mesure qui viserait à ne plus avoir qu'un seul enseignant de LC par collège. Un responsable de la « hiérarchie » aurait laissé entendre qu'une telle mesure serait bel et bien à l'oeuvre.
Toulouse
Une lettre, de l’Equipe de lettres du lycée Toulouse-Lautrec en forme de « requiem »
Objet: Requiem pour les lettres et les arts au lycée Toulouse-Lautrec
Madame, Monsieur,
Cette année encore la dotation horaire de notre établissement est catastrophique: manquent pour assurer les cours actuels bien des heures devant les élèves, dont pourtant le nombre sera exactement le même à la rentrée 2007-2008.
Par conséquent, Monsieur Le Proviseur se voit dans l'obligation de supprimer, entre autres, les options facultatives que sont le grec et le théâtre , qui, ne figurent pas sur la liste de ses priorités.
Vont donc se trouver très certainement sans cours à la rentrée les éventuels hellénistes de seconde et 30 élèves de l'option théâtre, à l'heure actuelle scolarisés en seconde et première.
Que dire aux familles et aux élèves concernés, qui seront privés arbitrairement de ces options à la rentrée?
Que penser de la cohérence de L'Education Nationale qui permet l'ouverture de la section théâtre en 2006 pour la fermer en 2007, qui, face au déficit des classes de L. et des facultés de lettres, prône la revalorisation des lettres anciennes et de la section L.?
Mais surtout quel avenir s'offre aux futurs lycéens, si « les options culturelles » sont cantonnées à certains lycées d'élite, difficilement accessibles à tous? Alors qu'ils le demandent, les scientifiques du lycée Toulouse-Lautrec n'ont-ils pas droit au grec et au théâtre? Les littéraires du lycée Toulouse-Lautrec, l'italien étant aussi menacé, sont-ils voués à une disparition pure et simple?
Parce qu'enseigner est plus qu'un métier, parce que nous avons foi en nos élèves, quelles que soient leurs origines sociales, parce qu'un pays sans culture est un pays perdu, nous ne pouvons pas accepter cet assassinat des lettres et de la culture.
Ceux qui vont mourir vous saluent,
L'équipe de lettres du lycée Toulouse-Lautrec.
MISE A JOUR DU 21 MAI 2007
Voici une mise au point sur la situation des lettres classiques dans l'Académie de ROUEN:
Mesures de carte (suppression de postes occupés) : 3 au total
- clg Courbet de Gonfreville
- clg Eluard de Saint-Etienne-du-Rouvray
- lyc Prévost de Montivilliers
- 2 au clg Vinci de Bois-Guillaume, mais re-créés à Isneauville (collège qui ouvre non loin de Bois-Guillaume). Il n'y aura par conséquent plus de poste LC à Bois-Guillaume, les heures seront assurées par les collègues d'Isneauville.
Transformation de poste Lettres classiques - Lettres modernes
- clg Jean Moulin au Havre
Suppression de postes vacants (6)
- 2 au lycée François 1er dont un départ en retraite et une mutation en CPGE sur le lycée
- lyc Dumézil Vernon
- lyc Camille Saint-Saëns Rouen (collègue en CPA qui part en retraite)
- clg Jean Moulin Le Havre
- clg Henri Wallon Le Havre
Précisions : Le cas du clg Jean Moulin du Havre (en ZEP): "Il s'agit d'un départ à la retraite, poste supprimé pour cause de DHG. Il reste 8 heures de latin à assurer, elles seront faites par un collègue d'un autre établissement, en CSD. C'était le dernier poste LC du collège... Sans français en support pour faire de la pub, et un complément fragilisé, dans un établissement très difficile... on sait ce qui va se passer... "
Ne se dirige-t-on pas de plus en plus vers des professeurs de lettres classiques cantonnés aux langues anciennes et nommés sur plusieurs établissements, ce qui rendra encore plus problématique la promotion du latin et du grec?...
MISE A JOUR DU 10 JUILLET 2007
Académie de Créteil: une issue favorable !
ARELABOR
Association Régionale des Enseignants de Langues Anciennes
de l'Académie de Bordeaux (ARELABOR. CNARELA)
Université Michel de Montaigne –Bordeaux III
U.F.R des Lettres
33607 Pessac
Adresse postale : 4 rue Maréchal Maunoury
33200 Bordeaux
Bordeaux , le 09/02/07
A l'attention de :Monsieur le Recteur d'Académie
Monsieur,
Notre association a appris avec consternation les projets du Comité Technique Paritaire Académique concernant les fermetures des options offertes en Langues Anciennes dans l'Académie de Bordeaux (CLG Nontron, CLB Ambarès , CLG Pessac Mitterrand, pour le Grec; CLG Chantaco à Saint Jean de Luz pour le Latin), ainsi que la suppression de la section de Latin au lycée Jean Monnet de Blanquefort.
La baisse invoquée des effectifs dans les établissements en cause est pour nous parfaitement explicable : après avoir supprimé le Grec au Lycée Pape-Clément de Pessac, on ne peut s'étonner que les élèves se tournent vers d'autres enseignements puisque toute façon ils ne pourront continuer cette étude au lycée du secteur . Nous ne doutons pas que cette même stratégie ne porte ses fruits à Mérignac puisque le lycée de la plus grosse banlieue bordelaise n'aura l'an prochain plus aucun enseignement en langues anciennes, et alors même que les quatre collèges du secteur ont des sections abondantes. De la même façon, nos collègues du collège Dupaty à Blanquefort se désolent que leurs élèves (nombreux) ne puissent poursuivre dans leur lycée de secteur l'étude du grec, et à partir de l'an prochain l'étude du latin. Dans toute la grande banlieue bordelaise , seul le Lycée des Graves à Gradignan continue à proposer l'étude des deux langues anciennes . Quelle cohérence trouver avec les affirmations de Monsieur le Ministre de l'Education nationale dans le "Sud-Ouest" du 7 décembre dernier : "On continuera à étudier le latin et le grec partout en France." ? Comme vous le savez , les Langues Anciennes ne sont pas dérogatoires par rapport à la carte scolaire , autant dire que c'est la mort assurée de nos disciplines dans le secondaire à une échéance plus ou moins longue… Nous nous interrogeons sur les raisons de cette politique à l'égard des Lettres Classiques. Nos collègues assurent leur mission dans des conditions de plus en plus difficiles, voire quasiment ingérables (nous pensons notamment au lycée de Fumel), ou doivent se résoudre à ne plus enseigner du tout de Langue Ancienne. Dans le même temps l'Université de Bordeaux III est obligée de faire appel à des professeurs du Secondaire pour assurer les enseignements de Latin dans les différentes filières...
Nous n'avons jamais défendu les sections de trois élèves, mais il est certain que si l'on ne peut garantir aux élèves et à leurs familles que l'enseignement commencé au collège trouvera une continuation au lycée, les recrutements se tarissent à très court terme et de façon légitime. Nous sommes d'autant plus à l'aise pour soutenir cette thèse que nombre de nos collègues de Collèges enseignent devant des groupes de trente élèves et davantage … preuve s'il en fallait du dynamisme des professeurs et de l'intérêt que peut susciter la découverte des cultures antiques chez des jeunes actuels, y compris dans des zones sociologiquement et culturellement défavorisées (nous pensons au Collège d' Ambarès notamment) lorsque l'institution l'autorise à exister et à se développer….
Nous vous demandons donc instamment de bien vouloir reconsidérer le sort de ces sections, en songeant à l'intérêt des élèves et aux assurances de Monsieur le Ministre lui-même, et vous prions , Monsieur le Recteur , d'agréer l'expression de nos sentiments respectueux et dévoués,
Pour l' ARELABOR,
La Présidente,
Sylvie Ber
ARDELAC ( Créteil)
DECLARATION CONCERNANT LES LANGUES ANCIENNES AU COLLEGE MARIE CURIE DES LILAS
Les prévisions de répartition de la DHG pour la rentrée 2007 font apparaître la suppression d’un groupe de latin en 5ème, et d’une heure de grec en 3ème : au total, ce seraient 3 heures de langues anciennes qui disparaîtraient au Collège Marie Curie des LILAS.
Les membres du Conseil d’Administration s’élèvent avec véhémence contre une telle proposition.
Premièrement, ils refusent le principe qui consiste à « déshabiller Pierre pour habiller Paul » afin de gérer la pénurie. Il faut réclamer des moyens pour répondre aux besoins.
En second lieu, la disparition d’un groupe de latin en 5ème entraînera à la rentrée 2008 celle d’un groupe de latin en 4ème (soit 3 heures), puis à la rentrée 2009 une nouvelle disparition d’un groupe de latin en 3ème (soit 3 heures). Si on ajoute l’heure de grec de 3ème qui risque de disparaître cette année, ce sont au total 9 heures de langues anciennes qui auront été supprimées au Collège Marie Curie, soit un demi-poste de Lettres classiques, alors que déjà trois demi-postes de Lettres Modernes correspondant aux départs en retraite ne sont pas remplacés.
Enfin, les professeurs de Lettres Classiques du Collège Marie Curie ont œuvré depuis sa création pour promouvoir les langues anciennes et les enseigner à un maximum d’élèves. Ils militent dans leurs associations (C.N.A.R.E.LA*, A.R.D.E.L.A.C*), pour que l’enseignement du latin et du grec ne soit pas réservé à une élite, mais dispensé à tous. En effet, ces disciplines ont fait la preuve qu’elles aident les élèves à mieux maîtriser le français et à étendre leur culture générale. Or, si l’on supprime un groupe de latin en 5ème, puis dans les autres niveaux, quels sont les élèves qui n’auront plus accès à cet enseignement ? Ceux que l’on a plus de mal à convaincre (et nous prenons chaque année notre bâton de pèlerin pour recruter un maximum de latinistes et d’hellénistes) ; ceux aussi qu’il est très facile de décourager, dont les familles moins informées n’iront pas protester si leurs enfants ne peuvent pas faire de latin. Qu’on ne compte pas sur les enseignants, en tout cas, pour faire de la sélection !
Quant à la section latin-grec, créée au collège depuis la réforme de 1997, pour laquelle ont été obtenues 4 heures de langues anciennes (2 heures de latin et 2 heures de grec), sa suppression par suite de la disparition d’une heure de grec va priver des élèves méritants, enthousiastes, et qui travaillent – ce qui n’est pas si fréquent de nos jours – des connaissances qu’ils sont en droit d’acquérir. Il n’y a nulle contradiction entre l’aide aux élèves en difficulté et la promotion d’élèves excellents dont il faut s’occuper aussi. Les enseignants de lettres classiques du collège ont jadis créé du latin-grec thérapeutique pour des élèves en grande difficulté, dont les heures ont été, il faut le rappeler, arbitrairement supprimées.
Pour toutes ces raisons, le Conseil d’Administration demande le rétablissement du groupe de latin de 2 heures en 5ème et de l’heure de grec en 3ème.
*Coordination Nationale des Associations Régionales des Enseignants de Langues Anciennes
*Association des Défenseurs de l’Enseignement des Langues Anciennes de l’Académie de Créteil
ARELAB ( Besançon)
Les établissements où des problèmes se posent :
- à Jussey, où il y a deux postes de lettres classiques et où avait été évoquée la possibilité d'un regroupement des latinistes de 4ème et de 3ème, il serait finalement question de supprimer un des deux postes, en "profitant" du départ en retraite de l'un des deux professeurs.
- à Vauvillers, la collègue aurait finalement deux heures de 5ème bilinguisme, deux heures de 4ème bilinguisme et deux heures de 3ème latin.
ARELABretagne
Voici quelques informations au sujet de suppressions de poste ou de fusions de groupes prévues à la rentrée prochaine en Bretagne :
- au lycée de l’Harteloire à Brest (29) : suppression d’1 poste de lettres classiques.
- au lycée de E. Zola à Rennes (35): suppression d’1 poste de lettres classiques.
- au collège du Château à Morlaix (29): suppression d’1 poste de lettres classiques, transformation de 2 postes lettres classiques en lettres modernes.
- au lycée de l’Harteloire à Brest : suppression d’un poste de lettres classiques.
- au collège de Chateaulin : transformation d’un poste lettres classiques en lettres modernes ; fusion des groupes 4^ème -3^ème . _La situation devient problématique pour cette ville_ : depuis 2 ans déjà, les 3 niveaux du lycée avaient été réunis (2^nde , 1^ère , Tale), maintenant le collège est fragilisé en raison d’une baisse d’effectifs liée à une section bilingue anglais-allemand (division par 3 des effectifs en 5^ème qui sont passés à 7) à la rentrée 2006. Les professeurs ont écrit au Recteur et ont alerté les parents.
- au lycée La Mennais de Ploërmmel (56), en ce moment problème de remplacement d’une enseignante de lettres classiques absente pour maternité. Situation angoissante pour des latinistes de terminale sans professeur !
- au lycée Joseph Loth de Pontivy (56), suppression d’un poste de lettres classiques suite à un départ en retraite à la rentrée prochaine.
Les élèves se verraient proposer un cours CNED avec tutorat.
- au collège La Villemarqué à Quimperlé (29), regroupement 4ème /3ème prévu à la rentrée prochaine et transformation vraisemblable d’un poste de lettres classiques en lettres modernes.
- au Collège Victor Vasarely de Collinée (22), regroupement 4ème /3ème prévu à la rentrée prochaine car l’enseignante en poste refuse un visiocours qui prévoit de mutualiser 2 établissements !!!
- au collège de Plérin (22), crainte d’une baisse importante des effectifs à la rentrée prochaine en raison de la création d’une section européenne – latin et section européenne seront incompatibles.
MISE A JOUR DU 19 FEVRIER 2007
Mulhouse : l’option latin risque fort d'être supprimée à
la rentrée prochaine au lycée Lambert à Mulhouse car plusieurs
facteurs se conjuguent pour qu'il en soit ainsi : tendance à privilégier les « langues rares », comme le turc et le chinois, départs à la retraite d’enseignantes de LC qui risquent d’être remplacées par des enseignants de Lettres Modernes, effectifs très bas (argument qui peut aider à justifier la fermeture des sections).
Rappelons que c’est le scénario qui s’est déroulé l’an dernier au lycée Jean Monnet de Strasbourg (qui n’a plus de professeur de Lettres Classiques)
Académie d’Aix-Marseille :une collègue de l'AGAP nous a fait part de trois problèmes :
1°en 2006-2007 une collègue au collège Gérard Philippe de Bagnols sur Cèze, dernière entrée en LC dans l'établissement, mais suivie d'une enseignante en LM, se voit réduite à une mesure de carte scolaire. Elle est "éjectée" de l'établissement.
2°en 2005-2006, une autre collègue au collège Joliot Curie d'Aubagne a subi la même mesure. Elle est maintenant à Auriol.
3°en 2006-2007, une autre enseignante, au lycée Joliot-Curie d'Aubagne, va prendre sa retraite. Le lycée connaissant une baisse d'heures en lettres, son poste sera fermé. C'est un LC qui ferme (ce qui évite, c'est certain, de supprimer un poste de LM en cours).
Pour les cas 1° et 2°, il semblerait que soit appliquée une mesure qui viserait à ne plus avoir qu'un seul enseignant de LC par collège. Un responsable de la « hiérarchie » aurait laissé entendre qu'une telle mesure serait bel et bien à l'oeuvre.
Toulouse
Une lettre, de l’Equipe de lettres du lycée Toulouse-Lautrec en forme de « requiem »
Objet: Requiem pour les lettres et les arts au lycée Toulouse-Lautrec
Madame, Monsieur,
Cette année encore la dotation horaire de notre établissement est catastrophique: manquent pour assurer les cours actuels bien des heures devant les élèves, dont pourtant le nombre sera exactement le même à la rentrée 2007-2008.
Par conséquent, Monsieur Le Proviseur se voit dans l'obligation de supprimer, entre autres, les options facultatives que sont le grec et le théâtre , qui, ne figurent pas sur la liste de ses priorités.
Vont donc se trouver très certainement sans cours à la rentrée les éventuels hellénistes de seconde et 30 élèves de l'option théâtre, à l'heure actuelle scolarisés en seconde et première.
Que dire aux familles et aux élèves concernés, qui seront privés arbitrairement de ces options à la rentrée?
Que penser de la cohérence de L'Education Nationale qui permet l'ouverture de la section théâtre en 2006 pour la fermer en 2007, qui, face au déficit des classes de L. et des facultés de lettres, prône la revalorisation des lettres anciennes et de la section L.?
Mais surtout quel avenir s'offre aux futurs lycéens, si « les options culturelles » sont cantonnées à certains lycées d'élite, difficilement accessibles à tous? Alors qu'ils le demandent, les scientifiques du lycée Toulouse-Lautrec n'ont-ils pas droit au grec et au théâtre? Les littéraires du lycée Toulouse-Lautrec, l'italien étant aussi menacé, sont-ils voués à une disparition pure et simple?
Parce qu'enseigner est plus qu'un métier, parce que nous avons foi en nos élèves, quelles que soient leurs origines sociales, parce qu'un pays sans culture est un pays perdu, nous ne pouvons pas accepter cet assassinat des lettres et de la culture.
Ceux qui vont mourir vous saluent,
L'équipe de lettres du lycée Toulouse-Lautrec.
MISE A JOUR DU 21 MAI 2007
Voici une mise au point sur la situation des lettres classiques dans l'Académie de ROUEN:
Mesures de carte (suppression de postes occupés) : 3 au total
- clg Courbet de Gonfreville
- clg Eluard de Saint-Etienne-du-Rouvray
- lyc Prévost de Montivilliers
- 2 au clg Vinci de Bois-Guillaume, mais re-créés à Isneauville (collège qui ouvre non loin de Bois-Guillaume). Il n'y aura par conséquent plus de poste LC à Bois-Guillaume, les heures seront assurées par les collègues d'Isneauville.
Transformation de poste Lettres classiques - Lettres modernes
- clg Jean Moulin au Havre
Suppression de postes vacants (6)
- 2 au lycée François 1er dont un départ en retraite et une mutation en CPGE sur le lycée
- lyc Dumézil Vernon
- lyc Camille Saint-Saëns Rouen (collègue en CPA qui part en retraite)
- clg Jean Moulin Le Havre
- clg Henri Wallon Le Havre
Précisions : Le cas du clg Jean Moulin du Havre (en ZEP): "Il s'agit d'un départ à la retraite, poste supprimé pour cause de DHG. Il reste 8 heures de latin à assurer, elles seront faites par un collègue d'un autre établissement, en CSD. C'était le dernier poste LC du collège... Sans français en support pour faire de la pub, et un complément fragilisé, dans un établissement très difficile... on sait ce qui va se passer... "
Ne se dirige-t-on pas de plus en plus vers des professeurs de lettres classiques cantonnés aux langues anciennes et nommés sur plusieurs établissements, ce qui rendra encore plus problématique la promotion du latin et du grec?...
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Filière littéraire : rapport de l'Inspection Générale
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IL FAUT RECONSTRUIRE CARTHAGE
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IL FAUT RECONSTRUIRE CARTHAGE
"Méditerranée plurielle et lettres anciennes"
de Patrick Voisin
Préface de Dominique Briquel
Paris, L'Harmattan, 2007
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IL FAUT RECONSTRUIRE CARTHAGE
"Méditerranée plurielle et lettres anciennes"
de Patrick Voisin
Préface de Dominique Briquel
Paris, L'Harmattan, 2007
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