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Cicéron

homme multiple


un fascicule et un CD Rom...

pour faire découvrir aux élèves, de la Troisième à l’Université, l’homme politique, engagé ou dépassé..., l’orateur et le penseur, mais aussi l’homme d’affaires, le paterfamilias et ses amis.

Dossier réalisé par un groupe de professeurs, sous la direction de Pierre Monat et qui vous propose :

- des textes authentiques, introduits, équipés,

 avec traduction juxtalinéaire ou plus élaborée,

 pistes de commentaire et d’exploitations pédagogiques, prolongements divers...

- une version informatisée ( fichiers Word), où chacun pourra puiser et travailler à son gré...


en souscription jusqu’au 31 octobre 2006

au prix de 10 Euros au lieu de 12 Euros + frais de port 2 Euros
(Chèques à l’ordre de l’ARELAB)

Commande : ARELAB

BP 241

25016 Besançon Cedex


 




Librairie du CRDP de Paris

37 ,rue Jacob  

75006  PARIS

Tél : 01 44 55 62 34

Fax : 01 44 55 62 89

             crdp.actcomm@ac-paris.fr

LANGUES ANCIENNES

Sélection de ressources du réseau SCEREN, février 2006

300 fiches pratiques pour le bilinguisme latin grec, CRDP de Franche-Comté, 2006, 1 classeur, 300 fiches, réf. 250B0204, 45 €

Corpus de textes, exploitations pour les professeurs, mémentos pour les élèves : cet ensemble de fiches pratiques est indispensable pour tous les enseignants de lettres classiques qui souhaitent pratiquer le bilinguisme en classe ou renouveler, en latin comme en grec, leurs ressources pédagogiques.

                              

Petite odyssée pour grands débutants, ou commencer le grec au collège et au lycée, CRDP de Champagne-Ardenne, 2005, 1 cédérom et un ouvrage, réf. 51000B41, 25 €

Renouveler l'enseignement et l'image du grec, tel est le but de cet ensemble livre cédérom. Présentant 9 séquences conformes aux IO, les auteurs insistent sur la dimension culturelle, interdisciplinaire du grec, proposent des exercices et documents originaux introduisant l'étude grammaticale.

De viris illustribus urbis Romae, CRDP de Bretagne, 2005, 1 cédérom et un ouvrage, réf. 350C3320, 25 €

Cette édition du"De uiris"propose l'intégralité des 86 biographies de personnages illustres de l'histoire de Rome.Le livre contient le texte latin et sa traduction, des pistes d'exploitation pédagogique;le cédérom fournit le texte latin,sa lecture oralisée et sa traduction,650 notices imprimables...

Les aventures de Lucius, un jeune Gallo-Romain en Narbonnaise, CRDP du Languedoc-Roussillon /  Les Presses du Languedoc, 2005, 1 ouvrage, réf. 340Z4108, 15 €

En compagnie de Lucius, un jeune Gallo-Romain vivant en 80 après Jésus-Christ en Narbonnaise, on découvrira la vie quotidienne de la famille Marcus Aufidius Fronto (MAF) dans un domaine agricole prés de Loupian, ainsi que celle de leurs serviteurs et esclaves : Marcellus, Riganticus, Crépitus, Hortus...dans le cadre de leurs activités domestiques. Avec Lucius, nous irons à Loupian et, en suivant la via Domitia, à Béziers, Narbonne, Amphoralis, important centre de potiers... Au hasard des rencontres seront évoqués Amélie-les-Bains, Nîmes-ses arènes et ses jeux-, le Pont du Gard, Rome-le Colisée et ses gladiateurs...A l'issue de nombreuses péripéties, Lucius et son amie Maia arriveront-ils à sauver le jeune Quintus, petit-fils de MAF dont les parents ont été victimes des pirates ?

La mode, l’hygiène, la santé, CRDP de l’académie de Lyon, 2004, 1 cédérom multiposte, réf.690L7027, 55 €

Ce cédérom décrit les soins apportés au corps, sain ou malade, à l'époque gallo-romaine. Il présente des objets et des sites archéologiques associés à des textes de l'Antiquité latine accompagnés de leurs traductions. Facile à explorer, il permet aussi de collecter et d'imprimer textes et images.

Athéna, Dionysos, Apollon, Hermès, Zeus contre les Titans, CNDP/La Cinquième, coll. Côté télé, 2003, 1 vidéocassette, 5x13 min, 1 livret, réf. 755B0584, 14,48 €

Cette présentation documentaire de grandes divinités de l'Olympe à partir d'œuvres d'art entend montrer que la mythologie grecque constitue un système de récits anciens qui fondent notre culture et continuent d’influencer notre appréhension du monde actuel et nos interrogations.

Œdipe, Antigone, Orphée, Prométhée, Icare, CNDP/La Cinquième, coll. Côté télé, 2003, 1 vidéocassette, 5x13 min, 1 livret, réf. 755B0585, 14,48 €

Au sommaire de cette cassette, cinq héros dont l’aventure, par son ampleur et son mystère, invite à réfléchir sur le sens de notre propre destinée. Œdipe ou l’incarnation de nos désirs infantiles les plus prégnants et d’un destin broyé par la fatalité. Antigone ou la résistance à tout ce qui est moralement inacceptable et l’expression de la liberté individuelle. Orphée ou l’attirance négative vers le passé, l’échec et la mort, et la recherche d’une harmonie intérieure. Prométhée ou la condamnation à vivre sous l’empire des apparences, sans savoir distinguer les maux des bienfaits. Icare ou l’attirance vers une vérité qui ne se laisse pas approcher et le désir impossible d’échapper à l’humaine condition. En utilisant seulement des représentations d’œuvres d’art, chaque film explore la signification d’une histoire pour en donner la clé universelle.

Apicius le Romain, CRDP de Midi-Pyrénées, 2001, 1 vidéocassette, 1 livret, réf. 31000H01, 29 €

Le documentaire vidéo est l’aboutissement d’une recherche menée par un cuisinier à partir des écrites d’Apicius (1er siècle). Le livret d’accompagnement propose plusieurs pistes d’exploitation interdisciplinaires : approche de la culture latine en histoire, activité en latin avec le texte des recettes, séquence repas romain expérimentée en lycée professionnel hôtelier, d’application en arts plastiques. La documentation (notices scientifiques, bibliographie, filmographie, adresse utiles) aidera à la mise en place d’ateliers, de travaux croisés, de classes à projet artistique et culturel.

Vie et mort des langues II : le latin, le yiddish, CNDP, 2000, 1 vidéocassette, 2x26 min, 1 livret, réf . 755B0096, 12,96 €

Pascal Quignard évoque le latin. Il nous fait voyager de Rome à l'histoire européenne récente, celle des fascismes de la guerre. Bien que peu parlé et surtout dans les campagnes, le latin resta la langue utilisée pour la messe jusqu'en 1970. Selon lui, cette langue est une langue fantôme plutôt qu'une langue morte : la fascination produite par le monde romain se poursuit en Europe. Le yiddish, selon Rachel Ertel, n'est pas une langue morte naturellement, mais assassinée avec ceux qui la parlaient dans les camps de concentration. Le yiddish est une langue prématurément morte.

Imagerie d’histoire 4 : Jules César, Robespierre, CNDP/ La Cinquième, 2000, 1 vidéocassette, 2x13 min, 2 livrets, réf.002K3015, 14,50 €

Le décryptage d'images d'histoire confrontées à une enquête menée sur les lieux pour en cerner la vérité. Jules César : César, le conquérant romain, et Vercingétorix, le Gaulois résistant, deux personnages que l'histoire a opposés et réunis dans un même souvenir. Robespierre : contesté, diabolisé, idéalisé parfois, Robespierre reste aujourd'hui un personnage qui suscite des passions, incarnation de la Terreur ou chantre de l'idéal révolutionnaire.

La mythologie antique, ODA Edition, 1999, 1 cédérom, réf. 0YY10001, 37,66 €

La mythologie antique imprègne notre imaginaire, notre langage et notre culture. Mais sait-on bien ce qu'étaient, pour les Anciens, les dieux et les héros du monde gréco-romain ? Leur vie, leurs relations tumultueuses, leurs rapports de haine ou d'amour avec les humains. Probablement pas ou mal. C'est à la découverte de ce monde qu'invite ce cédérom.

Filière littéraire : rapport de l'Inspection Générale
AG CNARELA 12 MAI 2007

Compte rendu de l'Assemblée Générale

12 mai 2007

ENS ULM-SEVRES, boulevard Jourdan, Paris

(établi à partir des notes de C. Couturier et F. Turpin)

 

Etat des présents et procurations : la coordination compte 29 associations.

            Etaient représentées les 14 associations suivantes :

ARELAB (Besançon), ARELABORdeaux, ARELA Bretagne, ARELACLERmont-Ferrand, APLAALille, ARELALyon, ARELA Montpellier, APLG (Nantes), AUSPEX (Reims), ARELAStrasbourg, ARTELA (Toulouse),  ARELA Versailles, Thalassa, Athéna,

            7 Associations ayant donné pouvoir :

            AGAP à ARELABOR, ADLAP (Amiens) à l'ARELAB (S. Pédroaréna), AREDELACréteil à l'ARELAV, ARELALIMoges à l'ARELAM, ALPLA (Nancy-Metz) à l'ARELAS,  ARELANice à l'ARTELA (I. Lejault), GELAHN à l'APLAAL (Y. Caron)

            8 Associations absentes : 

            ARELACAEN,  ARELA Corse, ARELADijon, ARELAGrenoble, APLA Guadeloupe, ARELAPERpignan, APCELA (Poitiers), Connaissance Hellénique

 

            Lors de la vérification du quorum, il est décidé de faire un courrier à toutes les associations non présentes et non représentées.

 

14 associations sont représentées. 7 associations ont fait parvenir un pouvoir.

Le nombre de votants est de 21. Le quorum est atteint.

 

            La Présidente, Marie-Hélène Menaut, accueille les participants et rappelle l'ordre du jour :

1.   Approbation du procès-verbal de l'Assemblée Générale du 20 janvier 2007.

2.   Point sur fermetures, suppressions, transformations de postes.

3.   Compte rendu des relations avec les associations, les organisations politiques et les syndicats.

4.   La nouvelle HK littéraire.

5.   La filière littéraire: élaboration des propositions de la CNARELA: voir le Rapport sur la filière littéraire p. 66 et sqq (lien sur cnarela.fr) ainsi que le Texte d'orientation de la CNARELA (Nantes 2003) envoyé en pièce jointe.

6.   Anthologie des publications

7.   Les publications des Arelas et le CNDP.

8.   Journées d'octobre 2007.

9.   Euroclassica.

      10. Questions diverses

 

1) Le procès-verbal de l'A.G. de  Paris  du 20 janvier  2007  (Cahiers n° 65) a été approuvé à l'unanimité des votants.

 

2) Le Point sur les fermetures

            Toulouse : pas de nouvelles des 3 collèges où des problèmes se posaient.

 

Rouen : 3 suppressions par mesure de carte scolaire ; 6 suppressions de postes vacants 

            (4 en lycées, 2 en collèges) ; à Bois-Guillaume plus de poste de Let. Classiques

 

            Aix-Marseille : pas de nouvelles

 

            Strasbourg : problème résolu à Mulhouse au lycée Lambert

 

            Créteil : au collège des Lilas où cesse d'exercer Mireille Ko, problème en passe d'être réglé. Dernière nouvelle au 4 juin : les collègues, grâce à leur pugnacité , ont obtenu gain de cause : 3 groupes de latin en 5ème avec 28 élèves et un groupe latin-grec 4h ; les collègues avaient rencontré le recteur.

                         au lycée Charles de Gaulle, le grec se met en place au détriment du latin

            Besançon : problème du lycée Pasteur réglé

 

            Montpellier : suppressions au moment des départ en retraite, rééquilibrage des postes

Lettres Classiques/ Lettres Modernes.  Dernière nouvelle au 4 juin : problème réglé grâce à l'intervention de l'IPR

 

            Bretagne : rien de nouveau depuis la publication des suppressions sur le site de la

                           CNARELA, aucune réponse aux courriers. Marie-Hélène Menaut suggère

     une relance téléphonique des destinataires des courriers et la transmission

    des infos aux Inspecteurs. Elle évoque la nécessité de demander une

    entrevue au nouveau Ministre dès sa nomination.

 

            Clermont-Ferrand : au lycée de Riom, le proviseur empêche de prendre latin ou grec

                                           avec ISI ou MPI. Marie-Hélène Menaut suggère d'alerter les

                                           parents d'élèves et les collègues des collèges environnants.

 

            Il faut continuer à nourrir le site avec les informations sur les suppressions, envoyer des fichiers attachés en Word. Toujours dénoncer l'affaire auprès du recteur de l'I.A. avec les parents d'élèves, cela donne du poids à la démarche.

 

2 bis) Revue de presse :

            Un certain nombre d'articles dans les semaines passées a abordé le problème de la filière L (Le Monde, Télérama) ou des Langues anciennes (Le Télégramme de Brest).

            On peut obtenir une revue de presse automatiquement en sélectionnant dans GOOGLE l'onglet Actualités et en choisissant les sujets d'alerte (grec, latin, langues anciennes ...)

            Robin Delisle est en contact avec une journaliste du Monde de l'Education qui désire avoir des renseignements sur le problème des horaires de Langues Anciennes. Marie-Hélène Menaut désire s'assurer de la qualité du travail envisagé, car le sujet est délicat avec des répercussions sur les emplois du temps des enseignants comme des élèves.

                                    

3) Les relations avec les candidats à la présidence

            Les audiences de la conférence des présidents et les réponses données à un courrier de la CNARELA voir infra.

La présidente va contacter les autres associations (SEL, APLAES…) pour solliciter une audience commune auprès du nouveau ministre de l'Education Nationale.

 

8) Les Journées d'octobre : lundi 29 et mardi 30 octobre 2007 à Valenciennes

            Ces journées vont bénéficier de la coïncidence des événements liés à la nomination de la ville de Valenciennes comme capitale régionale de la Culture. Deux expositions de prestige, l'une au musée des Beaux-Arts, intitulée Pharaon, l'autre à la bibliothèque municipale sur les enluminures carolingiennes, pourront agrémenter le séjour des participants venant de loin.

            Le lundi 29 octobre :  au lycée Watteau, bd Pater, à côté du musée

                                 programme sous réserve :

                                               - lecture d'images : - tableaux à sujets antiques du musée par

                                                                            une responsable du service pédagogique

                                                                         - l'enluminure carolingienne par la conservatrice

                                                                           de la bibliothèque municipale

                                               - les réécritures latines des fables ésopiques

                                               - le roman grec et le roman français classique

                                               - utilisation pédagogique de textes latins du moyen-âge

 

            Le mardi 30 octobre : journée au Musée archéologique départemental de Bavay

                                               - matin : Assemblée générale dans la salle vidéo

                                               - midi : déjeuner pique-nique dans la salle pédagogique

                                               - après-midi : visite de l'exposition "La Langue de la Louve"

                                                           réalisée avec les élèves du collège Robert le Frison de

Cassel sous la direction de Marc Bubert

                                                             visite du site de Bavay avec la responsable pédagogique

 

Pour les conditions d'accueil, voir document infra ou les informations sur le site de la CNARELA

 

8 bis ) Les programmes de lycée :

            A la suite des nombreuses réponses à la consultation nationale, ces programmes ont été simplifiés. Une version définitive va sortir. Elle prendra effet en 2008-2009 pour les Secondes et Premières, en 2010-2011 pour les Terminales.

 

6) Anthologie des publications :

            Pour l'instant seule l'ARELAB a envoyé des documents. L'ARELACLER propose d'y adjoindre un dossier sur Hélène, mais il est nécessaire de demander une autorisation à Budé pour les textes (en général, c'est accordé dans le cas des bulletins spéciaux).

 

7) CNDP :

            Les premiers contacts ont été infructueux : les trois documents laissés par Marie-Hélène Menaut pour consultation n'ont pas donné lieu à un retour, malgré de nombreuses relances téléphoniques. Ces documents semblent s'être perdus sur le chemin du comité de lecture ...

            Comme le CNDP a une situation financière difficile, il semble peu prêt à se lancer dans une aventure éditoriale ; mieux vaut privilégier les contacts régionaux avec les CRDP dont l'autonomie de publication semble plus grande. En tout cas pour le dépôt-vente des bulletins spéciaux, ils sont les premiers interlocuteurs et peuvent signer des conventions.

 

4) la nouvelle HK littéraire :

            A partir de 2007, entrent dans le tronc commun une heure hebdomadaire de "culture antique" (thème changeant tous les deux ans, «Amour et Amitié» pour débuter ) plus deux heures obligatoires de latin ou grec (niveau débutant ou confirmé), ainsi que l'apprentissage obligatoire d'une deuxième langue vivante. Dans les enseignements complémentaires, les élèves pourront ajouter 2 h de latin et 2 h de grec.

      Les collègues des Classes Préparatoires remarquent que cette mise en place sera délicate en particulier dans la gestion des emplois du temps.

            La grille horaire, obtenue grâce au SNES, ne prévoyait pas à l'origine d'heures de grec !

            L'introduction de la deuxième LV obligatoire crée une difficulté : à la fin du 1er trimestre ou en novembre les étudiants doivent décider de la continuer ou non.

            Cette réforme, mise en place pour deux ans à l'essai, manque de précision sur une dérogation possible pour les Lettres Classiques : le texte d'accompagnement est prévu pour plus tard et le B.O. est très général. En fait les Lettres Classiques auraient la possibilité de ne pas faire de LV dès la rentrée, mais rien n'est encore écrit.

            Pour les heures d'IEP, elles sont supprimées, puisque le concours ne se passe plus à Bac +1, mais à Bac ou Bac +3 pour l'IEP Paris ; vraisemblablement, les IEP de province vont s'aligner, mais ce n'est pas encore fait.

Les non-spécialistes :       1h + 2h (latin ou grec)

Les spécialistes :              1h + 2h + 2h

(avec 1 L.A. à l'écrit)

Les optionnaires :             1h + 4h + 4h

Voir les B.O. n°19 du 10 mai 07 et n° 23 du 14 juin 2007

 

Tableau horaire

 

 

10 ) Participation aux travaux de l'INRP :

            Pascale Hummel propose de participer à des journées de travail en 2008 consacrées aux langues anciennes, les propositions de contributions doivent parvenir à Marie-Hélène Menaut avant le 15 juin 2007.

 

5) la filière littéraire : élaboration des propositions de la CNARELA.

 La présidente commente le rapport sur la filière littéraire (lien sur www.cnarela.fr). Plusieurs dangers apparaissent à la lecture de ce rapport:

·    La mise en place de cinq dominantes: communication et maîtrise du langage, littérature et civilisation, arts et cultures, sciences humaines, institutions et droit.

·    L'arrivée de la Découverte Professionnelle dans le tronc commun en classe de Seconde.

·    Quelques critiques sur les méthodes d'enseignement des langues anciennes.

 

La CNARELA se donne comme objectif de faire entrer le latin et/ou le grec dans le tronc commun de la filière littéraire au lycée. Il faut répercuter la réforme des prépas littéraires aux programmes de la filière L au lycée.

Il est nécessaire aussi de redonner une place prioritaire à la littérature et à la culture dans la filière L.

 

Proposition de grille (à discuter dans les associations régionales): la filière L «idéale»!

 

Matières                                                            Horaire de l'élève                                              

Enseignements obligatoires                                                                                                           

Français et Littérature                                          5                                                                          

Histoire géographie                                              4                                                                          

LV1                                                                    3                                                                          

LV2                                                                    2                                                                          

Philosophie                                                          2                                                                          

Enseignement scientifique                                     2                                                                          

Langue et culture de l'Antiquité                             3   (2 [lat/grc] +1)                                               

EPS                                                                    2                                                                          

Total =                                                                   23

 

Spécialités: une obligatoire et une au choix                                                                                  

LV3                                                                    3                                                                          

Langue ancienne                                                  3                                                                          

Enseignement scientifique                                     3                                                                          

Enseignement artistique                                        4                                                                          

 

 

9) Euroclassica :

      Aucun membre du bureau ne se rendra à la réunion de Saint-Pétersbourg à cause du coût financier de l'expédition, par ailleurs nous nous sommes beaucoup interrogés sur la finalité du curriculum du diplôme européen en langue ancienne avec 4 niveaux: uestibulum, ianua, palatium, thesaurus. La CNARELA va demander des informations complémentaires à P. Iévin à ce propos (voir documents infra)

 

L'ordre du jour étant épuisé, la Présidente remercie les participants aux travaux.

 

Suppressions de postes

 

MISE A JOUR DU 10 JUILLET 2007

                          Académie de Créteil: une issue favorable !

ARELABOR

 

Association Régionale des Enseignants de Langues Anciennes

de l'Académie de Bordeaux (ARELABOR. CNARELA)

Université Michel de Montaigne –Bordeaux III

U.F.R des Lettres

33607 Pessac

 

Adresse postale : 4 rue Maréchal Maunoury

33200 Bordeaux

   

                                                                                         Bordeaux , le 09/02/07

 

 

A l'attention de :Monsieur le Recteur d'Académie

 

 

 

 

 

 

                                          Monsieur,

 

 

                                          Notre association a appris avec consternation les projets du Comité Technique Paritaire Académique concernant les fermetures des options offertes en Langues Anciennes dans l'Académie de Bordeaux (CLG Nontron, CLB Ambarès , CLG Pessac Mitterrand, pour le Grec; CLG Chantaco à Saint Jean de Luz pour le Latin), ainsi que la suppression de la section de Latin au lycée Jean Monnet de Blanquefort.

                                          La baisse invoquée des effectifs dans les établissements en cause  est pour nous parfaitement explicable : après avoir supprimé le Grec au Lycée Pape-Clément de Pessac, on ne peut s'étonner que les élèves se tournent vers d'autres enseignements puisque toute façon ils ne pourront continuer cette étude au lycée du secteur . Nous ne doutons pas que cette même stratégie ne porte ses fruits à Mérignac puisque le lycée de la plus grosse banlieue bordelaise n'aura l'an prochain plus aucun enseignement en langues anciennes, et alors même que les quatre collèges du secteur ont des sections abondantes. De la même façon, nos collègues du collège Dupaty à Blanquefort se désolent que leurs élèves (nombreux) ne puissent poursuivre dans leur lycée de secteur l'étude du grec, et à partir de l'an prochain l'étude du latin. Dans toute la grande banlieue bordelaise , seul le Lycée des Graves à Gradignan continue à proposer l'étude des deux langues anciennes . Quelle cohérence trouver avec les affirmations de Monsieur le Ministre de l'Education nationale dans le "Sud-Ouest" du 7 décembre dernier : "On continuera à étudier le latin et le grec partout en France." ? Comme vous le savez , les Langues Anciennes ne sont pas dérogatoires par rapport à la carte scolaire , autant dire que  c'est la mort assurée de nos disciplines dans le secondaire à une échéance plus ou moins longue… Nous nous interrogeons sur les raisons de cette politique à l'égard des  Lettres Classiques. Nos collègues assurent leur mission dans des conditions de plus en plus difficiles, voire quasiment ingérables (nous pensons notamment au lycée de Fumel), ou doivent se résoudre à ne plus enseigner du tout de Langue Ancienne. Dans le même temps  l'Université de Bordeaux III est obligée de faire appel à des professeurs du Secondaire pour assurer les enseignements de Latin   dans les différentes filières...

                                   Nous n'avons jamais défendu les sections de trois élèves, mais il est certain que si l'on ne peut garantir aux élèves et à leurs familles que l'enseignement commencé au collège trouvera une continuation au lycée, les recrutements se tarissent à très court terme et de façon légitime. Nous sommes d'autant plus à l'aise pour soutenir cette thèse que nombre de nos collègues de Collèges enseignent devant des groupes de trente élèves et davantage … preuve s'il en fallait du dynamisme des professeurs et de l'intérêt que peut susciter la découverte des cultures antiques chez des jeunes actuels, y compris dans des zones sociologiquement et culturellement défavorisées (nous pensons au Collège d' Ambarès notamment) lorsque l'institution l'autorise à exister et à se développer….

                              Nous vous demandons donc instamment de bien vouloir reconsidérer le sort de ces sections, en songeant à l'intérêt des élèves et aux assurances de Monsieur le Ministre lui-même, et vous prions , Monsieur le Recteur , d'agréer l'expression de nos sentiments respectueux et dévoués,  

                                                              

                                                                Pour l' ARELABOR,

                                                                    La Présidente,

                                                                     Sylvie Ber

 

 

  ARDELAC ( Créteil)

 

DECLARATION CONCERNANT LES LANGUES ANCIENNES AU COLLEGE  MARIE CURIE DES LILAS

 

Les prévisions de répartition de la DHG pour la rentrée 2007 font apparaître la suppression d’un groupe de latin en 5ème, et d’une heure de grec en 3ème : au total, ce seraient 3 heures de langues anciennes qui disparaîtraient au Collège Marie Curie des LILAS.

Les membres du Conseil d’Administration s’élèvent avec véhémence contre une telle proposition.

Premièrement, ils refusent le principe qui consiste à « déshabiller Pierre pour habiller Paul » afin de gérer la pénurie. Il faut réclamer des moyens pour répondre aux besoins.

En second lieu,  la disparition d’un groupe de latin en 5ème entraînera à  la rentrée 2008 celle d’un groupe de latin en 4ème (soit 3 heures), puis à la rentrée 2009  une nouvelle disparition d’un groupe de latin en 3ème (soit 3 heures). Si on ajoute l’heure de grec de 3ème qui risque de disparaître cette année, ce sont au total 9 heures de langues anciennes qui auront été supprimées au Collège Marie Curie, soit un demi-poste de Lettres classiques, alors que déjà trois demi-postes de Lettres Modernes correspondant aux départs en retraite ne sont pas remplacés.

Enfin, les professeurs de Lettres Classiques du Collège Marie Curie ont œuvré depuis sa création pour promouvoir les langues anciennes et les enseigner à un maximum d’élèves. Ils militent dans leurs associations (C.N.A.R.E.LA*, A.R.D.E.L.A.C*), pour que l’enseignement du latin et du grec ne soit pas réservé à une élite, mais dispensé à tous. En effet, ces disciplines ont fait la preuve qu’elles aident les élèves à mieux maîtriser le français et à étendre leur culture générale. Or, si l’on supprime un groupe de latin en 5ème, puis dans les autres niveaux, quels sont les élèves qui n’auront plus accès à cet enseignement ? Ceux que l’on a plus de mal à convaincre (et nous prenons chaque année notre bâton de pèlerin pour recruter un maximum de latinistes et d’hellénistes) ; ceux aussi qu’il est très facile de décourager, dont les familles moins informées n’iront pas protester si leurs enfants ne peuvent pas faire de latin. Qu’on ne compte pas sur les enseignants, en tout cas, pour faire de la  sélection !

Quant à la section latin-grec, créée au collège depuis la réforme de 1997, pour laquelle ont été obtenues 4 heures de langues anciennes (2 heures de latin et 2 heures de grec), sa suppression par suite de la disparition d’une heure de grec va priver des élèves méritants, enthousiastes, et qui travaillent – ce qui n’est pas si fréquent de nos jours – des connaissances qu’ils sont en droit d’acquérir. Il n’y a nulle contradiction entre l’aide aux élèves en difficulté et la promotion d’élèves excellents dont il faut s’occuper aussi. Les enseignants de lettres classiques du collège ont jadis créé du latin-grec thérapeutique pour des élèves en grande difficulté, dont les heures ont été, il faut le rappeler, arbitrairement supprimées.             

                 Pour toutes ces raisons, le Conseil d’Administration demande le rétablissement du groupe de latin de 2 heures en 5ème et de l’heure de grec en 3ème.

 

 

*Coordination Nationale des Associations Régionales des Enseignants de Langues Anciennes

*Association des Défenseurs de l’Enseignement des Langues Anciennes de l’Académie de Créteil

 

 

 

 

 

 

ARELAB ( Besançon)

 

Les établissements où des problèmes se posent :

 

- à Jussey, où il y a deux postes de lettres classiques et où avait été évoquée la possibilité d'un regroupement des latinistes de 4ème et de 3ème, il serait finalement question de supprimer un des deux postes, en "profitant" du départ en retraite de l'un des deux professeurs.

 

- à Vauvillers, la collègue aurait finalement deux heures de 5ème bilinguisme, deux heures de 4ème bilinguisme et deux heures de 3ème latin.

 

 

ARELABretagne

 

Voici quelques informations au sujet de suppressions de poste ou de fusions de groupes prévues à la rentrée prochaine en Bretagne :

 

- au lycée de l’Harteloire à Brest (29) : suppression d’1 poste de lettres classiques.

 

- au lycée de E. Zola à Rennes (35): suppression d’1 poste de lettres classiques.

 

- au collège du Château à Morlaix (29): suppression d’1 poste de lettres classiques, transformation de 2 postes lettres classiques en lettres modernes.

 

- au lycée de l’Harteloire à Brest : suppression d’un poste de lettres classiques.

 

- au collège de Chateaulin : transformation d’un poste lettres classiques en lettres modernes ; fusion des groupes 4^ème -3^ème . _La situation devient problématique pour cette ville_ : depuis 2 ans déjà, les 3 niveaux du lycée avaient été réunis (2^nde , 1^ère , Tale), maintenant le collège est fragilisé en raison d’une baisse d’effectifs liée à une section bilingue anglais-allemand (division par 3 des effectifs en 5^ème qui sont passés à 7) à la rentrée 2006. Les professeurs ont écrit au Recteur et ont alerté les parents.

 

- au lycée La Mennais de Ploërmmel (56), en ce moment problème de remplacement d’une enseignante de lettres classiques absente pour maternité. Situation angoissante pour des latinistes de terminale sans professeur !

 

- au lycée Joseph Loth de Pontivy (56), suppression d’un poste de lettres classiques suite à un départ en retraite à la rentrée prochaine.

Les élèves se verraient proposer un cours CNED avec tutorat.

 

- au collège La Villemarqué à Quimperlé (29), regroupement 4ème /3ème prévu à la rentrée prochaine et transformation vraisemblable d’un poste de lettres classiques en lettres modernes.

 

- au Collège Victor Vasarely de Collinée (22), regroupement 4ème /3ème prévu à la rentrée prochaine car l’enseignante en poste refuse un visiocours qui prévoit de mutualiser 2 établissements !!!

 

- au collège de Plérin (22), crainte d’une baisse importante des effectifs à la rentrée prochaine en raison de la création d’une section européenne latin et section européenne seront incompatibles.

 

 

 

 

MISE A JOUR DU 19 FEVRIER 2007

Mulhouse : l’option latin risque fort d'être supprimée à

la rentrée prochaine au lycée Lambert à Mulhouse car plusieurs

facteurs se conjuguent pour qu'il en soit ainsi : tendance à privilégier les « langues rares », comme le turc et le chinois, départs à la retraite d’enseignantes de LC qui risquent d’être remplacées par des enseignants de Lettres Modernes, effectifs très bas (argument qui peut aider à justifier la fermeture des sections).

Rappelons que c’est le scénario qui s’est déroulé l’an dernier au lycée Jean Monnet de Strasbourg (qui n’a plus de professeur de Lettres Classiques)

 

Académie d’Aix-Marseille :une collègue de l'AGAP nous a fait part de trois problèmes :

1°en 2006-2007 une collègue au collège Gérard Philippe de Bagnols sur Cèze, dernière entrée en LC dans l'établissement, mais suivie d'une enseignante en LM, se voit réduite à une mesure de carte scolaire. Elle est "éjectée" de l'établissement.

2°en 2005-2006, une autre collègue au collège Joliot Curie d'Aubagne a subi la même mesure. Elle est maintenant à Auriol.

3°en 2006-2007, une autre enseignante, au lycée Joliot-Curie d'Aubagne, va prendre sa retraite. Le lycée connaissant une baisse d'heures en lettres, son poste sera fermé. C'est un LC qui ferme (ce qui évite, c'est certain, de supprimer un poste de LM en cours).

Pour les cas 1° et 2°, il semblerait que soit appliquée une mesure qui viserait à ne plus avoir qu'un seul enseignant de LC par collège. Un responsable de la « hiérarchie » aurait laissé entendre qu'une telle mesure serait bel et bien à l'oeuvre.

 

Toulouse

Une lettre, de l’Equipe de lettres du lycée Toulouse-Lautrec en forme de « requiem »

 

Objet: Requiem pour les lettres et les arts au lycée Toulouse-Lautrec

 

 

 

                                  Madame, Monsieur,

 

 

             Cette année encore la dotation horaire de notre établissement est catastrophique: manquent pour assurer les cours actuels bien des heures devant les élèves, dont pourtant le nombre sera exactement le même à la rentrée 2007-2008.

             Par conséquent, Monsieur Le Proviseur se voit dans l'obligation de supprimer, entre autres, les options facultatives que sont le grec  et le théâtre , qui, ne figurent pas  sur la liste de ses priorités.

             Vont donc se trouver très certainement sans cours à la rentrée les éventuels hellénistes de seconde et 30 élèves de l'option théâtre, à l'heure actuelle scolarisés en seconde et première.

             Que dire aux familles et aux élèves concernés, qui seront privés arbitrairement de ces options à la rentrée?

             Que penser de la cohérence de L'Education Nationale qui permet l'ouverture de la section théâtre en 2006 pour la fermer en 2007, qui, face au déficit des classes de L. et des facultés de lettres, prône la revalorisation des lettres anciennes et de la section L.?

             Mais surtout quel avenir s'offre aux futurs lycéens, si « les options culturelles » sont cantonnées à certains lycées d'élite, difficilement accessibles à tous? Alors qu'ils le demandent, les scientifiques du lycée Toulouse-Lautrec n'ont-ils pas droit au grec et au théâtre? Les littéraires du lycée Toulouse-Lautrec, l'italien étant aussi menacé, sont-ils voués à une disparition pure et simple?

             Parce qu'enseigner est plus qu'un métier, parce que nous avons foi en nos élèves, quelles que soient leurs origines sociales, parce qu'un pays sans culture est un pays perdu, nous ne pouvons pas accepter cet assassinat des lettres et de la culture.

 

                    Ceux qui vont mourir vous saluent,

 

 

  L'équipe de lettres du lycée Toulouse-Lautrec.

 

MISE A JOUR DU 21 MAI 2007

 

Voici une mise au point sur la situation des lettres classiques dans l'Académie de ROUEN:

 

Mesures de carte (suppression de postes occupés) : 3 au total

- clg Courbet de Gonfreville

- clg Eluard de Saint-Etienne-du-Rouvray

- lyc Prévost de Montivilliers

 

- 2 au clg Vinci de Bois-Guillaume, mais re-créés à Isneauville (collège qui ouvre non loin de Bois-Guillaume). Il n'y aura par conséquent plus de poste LC à Bois-Guillaume, les heures seront assurées par les collègues d'Isneauville.

 

Transformation de poste Lettres classiques - Lettres modernes

- clg Jean Moulin au Havre

 

Suppression de postes vacants (6)

- 2 au lycée François 1er dont un départ en retraite et une mutation en CPGE sur le lycée

- lyc Dumézil Vernon

- lyc Camille Saint-Saëns Rouen (collègue en CPA qui part en retraite)

- clg Jean Moulin Le Havre

- clg Henri Wallon Le Havre

 

 Précisions : Le cas du clg Jean Moulin du Havre (en ZEP): "Il s'agit d'un départ à la retraite, poste supprimé pour cause de DHG. Il reste 8 heures de latin à assurer, elles seront faites par un collègue d'un autre établissement, en CSD. C'était le dernier poste LC du collège... Sans français en support pour faire de la pub, et un complément fragilisé, dans un établissement très difficile... on sait ce qui va se passer... "

Ne se dirige-t-on pas de plus en plus vers des professeurs de lettres classiques cantonnés aux langues anciennes et nommés sur plusieurs établissements, ce qui rendra encore plus problématique la promotion du latin et du grec?...

 

 

 

 

 

 

Motions AG Octobre 2006

Projet de motion « découverte professionnelle », soumis par le GELAHN (Rouen)..

 

L’Assemblée générale de la CNARELA, réunie à Montpellier le 27 octobre 2006, proteste vigoureusement contre la mise en place de l’option « découverte professionnelle » de trois heures en classe de troisième (Bulletin officiel n°11 du 17 mars 2005, http://www.education.gouv.fr/bo/2005/11/MENE0500301A.htm ). Elle entre en effet en concurrence avec l’option « grec », accessible seulement à ce niveau du collège, et nuit à la poursuite de l’apprentissage du latin commencé en classe de 5ème .

S’il est légitime de donner aux élèves dans le cadre de leur scolarité le temps et les renseignements nécessaires pour construire leur future orientation, on ne peut mettre sur le même plan une « recherche d’informations » et un enseignement disciplinaire. Cette "option" n'est pas un enseignement.  Elle ne répond pas à des programmes , elle se fait au détriment des disciplines  .

Le latin et le grec ne relèvent pas d’une information, mais d’un enseignement structuré . De plus, ces disciplines donnent lieu à une poursuite d’études au lycée et sont évaluées au baccalauréat.

La CNARELA fait remarquer qu’elle a respecté la période d’observation demandée par le ministère lors de l’audience que lui a accordée le 15 septembre 2005 M. Nembrini, Conseiller du Ministre pour la pédagogie, l’enseignement secondaire et la formation des enseignants. Elle constate aujourd’hui les conséquences néfastes de cette nouvelle « option » sur les langues anciennes  dans de nombreux établissements : des élèves renoncent au latin en fin de 4e pour la suivre, ou abandonnent le projet de suivre un enseignement de grec.

La CNARELA demande en conséquence à l’Education nationale de réserver aux seules disciplines le statut d’ « option ».

 

 

Le professeur de Lettres classiques : un enseignant de français, de latin et de grec

___________________________________

L’Assemblée Générale de la CNARELA, réunie à Montpellier le 27 octobre 2006, proteste contre la gestion des postes à la rentrée 2006, qui aboutit en collège et en lycée à attribuer à des professeurs de Lettres classiques uniquement des enseignements de latin et de grec, souvent à cheval sur plusieurs établissements.

            Cette gestion marginalise les enseignants de Lettres Classiques, fragilise le latin et le grec en les assimilant aux langues dites « rares » (alors que le latin est la 2e langue la plus étudiée dans l’enseignement secondaire, et que le grec est en progression constante depuis plusieurs années), et prépare à plus ou moins long terme leur extinction.

            L’Assemblée Générale de la CNARELA rappelle que le professeur de Lettres classiques est un professeur de langue et de littérature françaises , latines et grecques, comme l’établissent manifestement les épreuves du CAPES et de l’Agrégation de Lettres classiques.

            Il ne saurait en aucun cas être question de réduire le latin et le grec à un enseignement sans lien transversal avec le français. En effet, le latin et le grec, langues indo-européennes, permettent aux élèves de mieux apprendre la langue française, dans sa syntaxe et son lexique, par une mise à distance éclairant la réflexion sur le français. De plus, le latin et le grec permettent de replacer la littérature dans une perspective historique : les mouvements littéraires français et les textes qu’ils ont produits, du Moyen-Âge au XXIe siècle, se sont déterminés par adhésion ou par opposition aux sources antiques. Enfin, le professeur de Lettres Classiques, par sa formation et par son statut, assure la transmission du patrimoine linguistique et culturel européen et méditerranéen.

            Pour toutes ces raisons, l’Assemblée générale de la CNARELA demande l’abandon pur et simple d’une pratique inspirée par des raisons uniquement comptables, et gravement dommageable à l’intérêt des élèves.

Compte-rendu del'AG Octobre 2006

Compte rendu de l'Assemblée Générale du 27 octobre 2006

Université Paul Valéry, Montpellier

(notes prises par B. Pajot, I. Lejault et Y. Caron)

 

Etat des présents et procurations  :  la coordination compte 29 associations.

            Etaient représentées les 18 associations suivantes  :

ADLAP (Amiens),  AGAP (Aix-Marseille), ARELAB (Besançon), ARELABORdeaux, ARELACLERmont-Ferrand, ARDELAC (Créteil), APLAALille, ARELALIMoges, ARELA Montpellier, ALPLA (Nancy-Metz), APLG (Nantes), ARELANice, AUSPEX (Reims), GELAHN (Rouen), ARELAStrasbourg, ARTELA (Toulouse),  Thalassa, Athéna,

            4 associations avaient donné un pouvoir  : 

ARELA Bretagne à l'APLG, APLA Guadeloupe à ARELABesançon, APCELA (Poitiers) à ADLAP (Amiens),  Athéna à ARTELA (Toulouse).

            7 associations étaient absentes  :  

            ARELACAEN,  ARELA Corse, ARELADijon, ARELAGrenoble, ARELAPERpignan, ARELA Versailles, Connaissance hellénique

 

Le nombre de votants est de 22. Le quorum est atteint.

 

Préambule : Site CIRCE

Mireille de Biasi présente le projet européen CIRCE à l'assemblée (cf. le document dans les pages ci-après). Les conditions techniques n'étant pas réunies à Montpellier, elle nous a fait parvenir, pour ceux qui voudraient prolonger les journées consacrées à l'archéologie, des adresses que le site Musagora propose (musées et sites archéologiques, carnets de voyage proposés par l'équipe, en particulier Narbonnaise et Musée archéologique de Naples avec des fiches-élèves à utiliser sur place ou en classe). Ces suggestions ont été placées sur notre nouveau site à la page Liens et classés dans les « Incontournables ».

 

Un cours de formation à CIRCE a eu lieu durant l'été 2006 à Oxford  ;  9 pays étaient représentés (35 collègues) ; le prochain cours aura lieu durant 5 jours au cours de l'été 2007 à Nyborg (Danemark), fin juillet-début août. Pour s'inscrire, il faut consulter le catalogue de formation de la Commission Européenne. La date butoir est la mi-mars, mais il vaut mieux le faire au plus tard en janvier, car le nombre de places est limité (tous les frais sont pris en charge pour ceux qui sont inscrits).

On peut aller sur le site Musagora : consulter «projet CIRCE », «synthèse 2005-2006» et on arrive à l'annonce du cours au Danemark avec les démarches nécessaires pour s'inscrire.

 

Annonces préliminaires :  

-     Yves Caron annonce le travail de mémoire d'une orthophoniste sur : "Latin et Dyslexie". Des questionnaires à destination des enseignants sont en préparation : l'APLAAL en  collaboration avec l'ARDELAC en assurera la diffusion dans les académies. Demande sera faite aux membres des associations de se faire connaître dans le cas où ils auraient une expérience de l'enseignement des L.A. à un élève dyslexique. S'adresser au site de la CNARELA ou à Yves Caron.

-                     M.-H. Menaut explique que la CNARELA est sollicitée par le Bulletin d'information sur les manuels scolaires pour présenter un manuel scolaire  :  elle propose de présenter le manuel électronique de Mireille de Biasi. Un lien entre notre site et ce bulletin a été établi  :  http : //www.e-bims.org

 

-     concours :  ils  sont nombreux en L.A. ;  on retiendra particulièrement les Jeux sur l'Antiquité à Bécherel du 11 au 13 mai 2007 pour toutes les classes de France, avec un espace aménagé pour représenter les jeux qui auront été créés dans le cadre de ce concours "archéo-jeux".

la XIème Olympiade du Théâtre antique de Limoux (voir document infra)

…et le concours grec de l'ODEG 

 

- Publications :   M.-H. Menaut demande aux associations de préciser rigoureusement pour toute publication «supplément au numéro x du bulletin » afin de respecter la législation, et d'envoyer un exemplaire de toute publication à la Bibliothèque Nationale (et aux CRDP, pour notre rayonnement pédagogique).

            Le site de la CNARELA diffusera la liste des publications des associations. B. Valette qui s'emploie à rénover le site avec plus d'illustrations en particulier, demande qu'on lui envoie les renseignements nécessaires par des documents en format word. Un lien renverra sur les sites particuliers de chaque association, c'est là que les internautes trouveront les bons de commande. Nouvelle adresse du site de la coordination  :  www.cnarela.fr

            Toute nouvelle publication devra être signalée comme «nouvelle». B Valette fera en janvier une proposition de liste de diffusion. La CNARELA demande des publications pédagogiques et propose l'édition d'un cahier de la CNARELA annuel regroupant les propositions de séquences pédagogiques ou les articles les plus intéressants publiés dans les différents bulletins des ARELA. Le bureau discutera de cette proposition lors de sa réunion du 2 décembre.

Enfin elle rappelle qu'il est normal pour les associations coordonnées de citer les articles parus dans tel ou tel bulletin.

 

Points à l'ordre du jour :

 

1. Approbation du P.-V. de l'A.G. du 13 mai 2006 :

Le procès-verbal de l'assemblée générale du 13 mai 2006 est approuvé à l'unanimité.

 

2 Pétition contre la diminution du nombre des postes mis aux concours :

Elle a rassemblé 9453 signatures mais les demandes successives d'audience adressées au Ministre, à ses chefs de cabinet :  P. Gérard,  puis B.Thomas, sont restées sans réponse.  Pas d'augmentation du nombre de postes au concours en 2007, au contraire le CAPES interne de Lettres Classiques (6 postes en 2006).sera fermé cette année. Que faire pour se faire entendre?

M.-H. Menaut demandera à être reçue à la DGRH du Ministère de l'E.N. sur le thème de la bivalence demandée aux candidats au CAPES. Il existe un document[1] diffusé par le Ministère sur la bivalence et la prime accordée aux candidats qui auront choisi une «mention complémentaire». Cette affaire est à suivre avec vigilance. Le site de la CNARELA diffusera un résumé de ce texte et ses commentaires : à consulter !

 

 

3 Bilan de rentrée et motions :  

Suppression/ création de postes : M.-H. Menaut a envoyé 2 lettres au Doyen des Inspecteurs Généraux, M. Le Guillou, dressant la liste des postes où le collègue est nommé exclusivement sur un poste de Langues anciennes avec complément de service dans un établissement voisin. Pas de réponse. La CNARELA propose donc de voter une motion sur le statut du professeur de Lettres Classiques. Le but est d'empêcher la marginalisation de jeunes collègues parfois nommés sur des établissements distants de plusieurs kilomètres ;  mais il s'agit aussi à terme d'obtenir une réforme de la filière littéraire (recrutement des élèves, contenus des enseignements …)

 

La motion est approuvée à l'unanimité. Voir le texte en annexe infra.

 

Le GELAHN propose à son tour une motion sur la mise en concurrence de l'option «découverte professionnelle» avec l'option «langues anciennes».

 

Vote après débat : 21 voix pour , une abstention. La motion est adoptée.Voir le texte en annexe infra.

 

4 Questions diverses :

-     Est-il possible d'engager les membres de la CNARELA et des ARELA à se connecter sur le site des différents candidats aux élections présidentielles, afin de poser des questions à ces candidats sur leur projet en matière d'éducation?

-     Est-il normal de regrouper tous les candidats au bac, spécialité ou option Langues anciennes, sur 2 centres d'examen seulement, comme c'est le cas dans l'Académie de Nice? cela revient à traiter les langues anciennes comme les  langues dites « rares».

-     Aix-Marseille :  on impose aux établissements,  pour maintenir l'option Langues anciennes,  d'avoir 15% d'élèves inscrits.(collèges)

-     Comment gérer la question de l'abandon des élèves en cours d'année?

M. Pascal Charvet, IG de Lettres, arrivé à ce moment, prend la parole et précise qu'il appartient au conseil de classe de statuer sur la question de l'abandon de l'option latin/ grec. Cependant accepter un contrat pour un an est contraire à toute cohérence pédagogique.

 

5. Réadhésion à Euroclassica

            Ce sujet ne pouvant être traité avec le temps nécessaire, son examen est remis à l'assemblée générale de janvier 2007.

 

6. Intervention de Pascal Charvet, Inspecteur Général, sur les nouveaux programmes

- L'association Guillaume Budé aura son congrès en 2008 sur le thème "Homme et sciences"

- Examen des chiffres d'élèves inscrits au bac en langues anciennes : le bilan est à la fois beau et inquiétant. beau, car le grec est en progression, inquiétant pour le latin. Et pourtant les effectifs restent globalement stables.(voir en annexe infra).

- Le niveau des candidats au CAPES externe de Lettres classiques, pour beaucoup d'entre eux, était très bon en 2006, on aurait pu prendre 40 candidats supplémentaires. L'effondrement de la filière L fait baisser  les candidatures au CAPES de Lettres Modernes !

- Réflexion sur la rénovation des programmes de lycée :  à partir de deux données, qui sont la baisse du nombre de candidats présentant l'option L.A. en spécialité, et la difficulté de composer 5 sujets de bac par an pour ces candidats du fait d'un corpus restreint, il devient nécessaire de réfléchir à une réforme des programmes de latin et de grec. Ces nouveaux programmes sont en cours d'élaboration ( sortie en janvier-février 2007, passage devant le CSE en mai 2007), et  seront appliqués à la rentrée 2008. Ce travail est mené par la DESCO, les IA-IPR, des professeurs de l'université et du secondaire. M. Charvet précise qu'il est difficile de concevoir des programmes qui conviennent à l'oral aussi bien qu'à l'écrit, écrit qu'il n'est pas question d'abandonner. M.-H. Menaut intervient pour demander que la CNARELA soit associée à cette réflexion, puisqu'elle représente une forte proportion d'enseignants du second degré. M. Charvet promet la consultation de la Coordination nationale.

            M. Charvet expose les axes de travail : aisser aux professeurs la liberté de choix et d'organisation sur des entrées fixes en latin, ajouter une entrée qui tournerait tous les ans ou tous les 2 ans, portant sur l'étude d'une œuvre, sur laquelle porterait l'épreuve écrite des candidats (spécialité)  ;  en latin, élargir la latinité au-delà des œuvres des premiers siècles après J.-C. (latinité tardive, médiévale ou renaissante ...)  ;  introduire le roman en latin comme en grec. On aurait alors pour le latin :  2 entrées fixes + 1 entrée tournante. L'épreuve orale portera sur des groupements de textes concernant les 3 entrées. Une œuvre de français pourrait entrer dans la thématique pour marquer le lien des disciplines. L'image pourrait entrer au programme.

            M. Charvet souhaite un retour au réalisme : il faut travailler sur des notions larges, comme les notions d'histoire et de mythe en seconde  ;  croiser les disciplines :  histoire, français, langues anciennes, en abordant des notions anthropologiques ; rétablir la continuité entre l'enseignement du français et du latin. «Cette réforme vise à réinstaurer la légitimité du professeur de Lettres Classiques ;  paradoxalement, s'il n'y avait plus que des professeurs de Langues anciennes en lycée et en collège, on arriverait à l'érosion grave de la transmission du patrimoine humaniste de la France. L'Inspection générale rappellera donc le statut du professeur de Langues anciennes, professeur de français, de latin et de grec, professeur de culture générale.»

M. Charvet n'a pas le temps d'aborder la question de la réforme des ENS, sinon pour rassurer  :  la structure tronc commun + spécialité sera conservée. Il annonce la publication prochaine du document issu des rencontres interacadémiques.

 

 

            Marie-Hélène Menaut remercie Pascal Charvet de son intervention et invite l'assemblée à la poursuite des travaux de ces journées d'automne en écoutant M. Jean-Marie Lassère, auteur d'un remarquable manuel d'épigraphie romaine chez Picard.



[1]  Devenir professeur bivalent conjuguer l’enseignement de deux disciplines en obtenant une mention complémentaire Document publié en septembre 2006 par la DGRH, avec une impression restreinte (500 ex.)

A.G 20 JANVIER 2007

Compte rendu de l’Assemblée Générale

20 janvier 2007 (9h30 à 13h)

INRP salle de direction rue d’Ulm Paris

Texte établi avec l’aide de Catherine Pierre, ARELAL, et d’Isabelle Lejault, ARTELA.

Le rapport d’activité-rapport moral est de Marie-Hélène Menaut.

 

Etat des présents et procurations : la coordination compte 29 associations.

            Etaient représentées les 18 associations suivantes : ADLAP (Amiens), ARELAB (Besançon), ARELABORdeaux, ARELA Bretagne, ARELACLERmont-Ferrand, ARDELAC (Créteil), APLAALille, ARELALIMoges, ARELA Lyon, ARELA Montpellier, APLG (Nantes), ARELANice, AUSPEX (Reims), GELAHN (Rouen), ARELAStrasbourg, ARTELA (Toulouse),  Thalassa, Athéna,

            5 Associations ayant donné pouvoir : ARELA Corse à Thalassa, AGAP et Connaissance hellénique à l’ARELABOR,  ARELADijon et ARELAPERpignan à l’ARELAM.

                        6 Associations absentes :  ARELACAEN,  ARELAGrenoble, APLA Guadeloupe, ALPLA (Nancy-Metz), APCELA (Poitiers), ARELA Versailles.

 

18 associations sont représentées. 5 associations ont fait parvenir un pouvoir.

Le nombre de votants est de 23. Le quorum est atteint.

 

            Rappel de l’ordre du jour :

1. Approbation du procès-verbal de l'Assemblée Générale du 27 octobre 2006. (Cahiers n°64)

2. Rapport moral.

3. Rapport financier.

4. Site C.N.A.R.E.L.A. : diffusion éventuelle d'une lettre d'information.

5. Candidatures pour les Journées d'octobre 2007

6.   Adhésion de la C.N.A.R.E.L.A. à Euroclassica.

7.   Calendrier 2007-2008.

8.   Fiches d'orientation de 3ème en 2nde : transmettre les difficultés rencontrées à S. Pédroaréna

      (11, rue du Champ St Pierre 39170 Saint Lupicin ; s.pedroaren@wanadoo.fr).

9.   Audit de modernisation : point sur le document fourni et alerte sur les suppressions de postes.

10. Anthologie pédagogique des ARELA (établissement de la liste des articles publiés dans les   

      bulletins des ARELA en 2005-2006 ; chaque ARELA doit fournir l'information).

11. Logo C.N.A.R.E.L.A..

12. Informations diverses (programmes, classes préparatoires littéraires, publications au CRDP,

      renouvellement du bureau).

13. Compte rendu de la réunion de la Conférence des présidents du 16 décembre par Mireille Ko.

14. Questions diverses

 

L’ association P.A.L.L.A.S. (Paris Arts Littérature et Langues Anciennes), créée le 21 juin 2006,qui a reçu l’agrément de la préfecture le 26 juillet 2006, se donne pour vocation de promouvoir l’Antiquité et sa culture. Sa présidente Annie Collognat est venue exposer son souhait de rejoindre la C.N.A.R.E.L.A..  La C.N.A.R.E.L.A. ne peut que se réjouir de l’existence d’une association sur Paris même. L’association P.A.L.L.A.S. , conformément aux statuts de la C.N.A.R.E.L.A. (statuts du 12 mai 2001, relire art. 4 ci-dessous) devra proposer officiellement sa candidature lors de l’AG du 12 mai 2007.       

 

Article 4

            Les membres de la C.N.A.R.E.L.A. sont les associations régionales adhérentes déclarées, ainsi que les associations poursuivant les mêmes buts

            Pour adhérer à la C N.A R.E.L.A., chaque association régionale doit ratifier le Manifeste et adopter les statuts de la C.N.A.R.E.L.A., être agréée par l’Assemblée générale délibérant à la majorité simple des membres présents et représentés, payer une cotisation annuelle dont le montant est fixé par l’assemblée générale sur proposition du bureau, et mandater un représentant à l’assemblée générale.

            Ces dispositions s’appliquent aussi à toute association autre que les associations régionales.

            L’association qui souhaite adhérer doit déposer un dossier de candidature au moins trois mois avant l’assemblée générale ordinaire auprès du bureau. Ce dossier comprend, outre la demande d’adhésion et une profession de foi motivant sa demande, ses statuts et le bilan financier établi lors de sa dernière assemblée générale Après rapport du bureau sur la compatibilité des statuts de l’association avec ceux de la C.N.A.R.E.L.A., l’assemblée générale ordinaire se prononce sur l’agrément dans les conditions définies au paragraphe ci-dessus.

 

 

 

Jean-Pierre Vernant :

            Les obsèques de Jean-Pierre Vernant ont été célébrées en présence de trois cents personnes venues exprimer leur attachement au maître. Odile Mortier-Waldschmidt et Jeannette Boulay, qui y représentaient la C.N.A.R.E.L.A.,  évoquent ces moments de grande émotion.  La C.N.A.R.E.L.A., dans son bulletin et sur son site, rappellera les points forts du soutien qu’il a apporté à notre association.

 

- Approbation du P.V. de l’A.G. de Montpellier (Cahiers n°64) :

Le procès-verbal de l’A.G. de Montpellier du 27 octobre 2006 (Cahiers n° 64) a été approuvé à l’unanimité des votants.

 

 

Rapport moral, rapport d’activité 

 

 

 

1 Les relations avec le Ministère :

  Le compte-rendu sera bref, étant donné que le Ministère de Robien reste sourd à nos demandes d audience.

  Rappelons que la pétition “Halte à la suppression des postes” a recueilli 9500 signatures ; la C.N.A.R.E.L.A. a sollicité une audience du Ministre à ce sujet , puis de Bernard Thomas . Nous n’avons obtenu aucune réponse ; nous avons demandé aux associations signataires, puis aux signataires d’envoyer  une lettre à Patrick Girard, Chef de cabinet du Ministre pour le presser de répondre à notre demande d’audience. Aucun succès. Le seul signe du Ministre à propos des Langues anciennes a été donné par la presse ( Journal SUD-OUEST du 7/12/06) alors qu’il visitait un collège à Bordeaux. A une collègue de Lettres Classiques qui lui demandait quelle serait la place réservée au latin et au grec dans le Socle commun, il a répondu :  “Je pense que c’est très utile pour les élèves. On pourra continuer à apprendre le latin et le grec partout en France” . Nous en prenons note.

  Les relations avec l’Inspection générale :

  M. Le Guillou, doyen de l’Inspection générale, n’a pas répondu à notre lettre faisant état des postes de Lettres Classiques non pourvus et attirant son attention sur la tendance mortifère à nommer des professeurs uniquement sur des postes de latin et de grec et à cheval sur plusieurs établissements.

  M. P. Soler est intervenu sur un certain nombre de cas.

  Nous sommes particulièrement en rapport avec Pascal Charvet ; il s’est déplacé aux Journées d’octobre où il a annoncé la réforme des programmes de lycée en latin-grec avec l’assentiment de la DESCO . Son souci était de réformer l’épreuve d’écrit du baccalauréat de façon à la rendre plus attractive pour les élèves. Il faut pousser davantage d élèves à s’y inscrire ! Comme il l’avait promis à Montpellier, la C.N.A.R.E.L.A. a été invitée à prendre part aux dernières réunions. J’ai pu assister à deux réunions et remercie les ARELA qui ont donné leur contribution : l’ARELABOR, le GELAHN, l’ARTELA, l’ARELAS . Ces contributions ont été transmises aux membres de la commission.

  Les nouveaux programmes montrent également la modernité des langues anciennes et prennent soin d’établir un lien avec le français de façon privilégiée, les arts plastiques, la philosophie et les sciences suivant les entrées. Dès que la consultation nationale sera lancée, la C.N.A.R.E.L.A. vous fera connaître ces programmes qui doivent commencer à entrer en vigueur en 2008.

 

2 Les relations avec les autres associations :

  L’ARELAN a fait une apparition au Congrès de l’APLAES à Nice où la C.N.A.R.E.L.A. était invitée. Nous continuons d’échanger des informations  avec SLL, l’APL et l’APFLA-prépa.

  Mireille Ko a assisté à la réunion  de l’API le 2/4/06 et à la réunion de la Conférence des Présidents du 16/12/06 dont vous pourrez lire le Compte-rendu dans les Cahiers de la C.N.A.R.E.L.A. . Une motion a été rédigée sur la formation en IUFM.

Il est important de garder le contact avec les autres associations en vue d’actions communes. Nous avons leur avons envoyé les motions rédigées lors de l’A.G. d’octobre.

  EUROCLASSICA a de nouveau sollicité l’adhésion de la C.N.A.R.E.L.A. au mois d août 2006. Francisco Oliveira (Portugal), son président  et Paul Ieven (Belgique), son secrétaire, sont venus présenter leurs perspectives d’action à la réunion de Bureau qui s’est tenue au mois de septembre (voir Cahiers n° 64 p 27).. Nous devons nous prononcer lors de l’A.G. de ce jour.

 

3 Les relations avec les syndicats :

  Le SNALC a reçu les motions et les a diffusées ; le SNES : Gisèle JEAN ayant quitté ses fonctions de co-secrétaire générale en charge des questions pédagogiques, Sylvie Nony la remplace et Valérie Sultan, chargée du Groupe Lettres souhaite rencontrer la C.N.A.R.E.L.A..

 

 

4 Les ARELA :

  La C.N.A.R.E.L.A. compte à ce jour  29 associations, l’AMPLA (Tours) n’ayant pas eu de relève. Nous n’avons plus de nouvelles de l’ARELACaen, qui semble pourtant recevoir le courrier électronique.

  Les ARELA n’ont pas été cette année très attentives à rendre les fiches d’enquête de début d’année. On peut penser que la situation est inchangée par rapport à 2005 lorsqu’elles ne signalent rien.

Les Journées d’octobre ont été bien fréquentées et bravo à l’ARELAM pour l’organisation des festivités. Un grand merci à THALASSA pour les transports.

  Le site de la C.N.A.R.E.L.A. (www.cnarela.fr) a été rénové, il est beaucoup plus lisible, et nous remercions Bernard Valette de s’y être attelé. Sylvie Pédroaréna est une aide efficace pour sa mise à jour. Nous signalons que nous avons “acheté” ; un site en commun avec SLL de façon à organiser des actions communes et à pouvoir y inviter d’autres associations. Nous pourrions l’appeler “CARREFOUR des HUMANITES”.

 

5 La C.N.A.R.E.L.A. et les médias :

  La C.N.A.R.E.L.A. est connue des médias qui la sollicitent pour des informations sur les Langues anciennes ( voir dans les Cahiers 64) le petit article de l’EXPRESS. Un article sur les langues anciennes doit paraître dans le magazine de la MGEN du mois de janvier 2007 VALEURS MUTUALISTES. Elizabeth Antébi (organisatrice du Festival de Bécherel) a interviewé  Sylvie Barth (ARELAStrasbourg) et M.-H. Menaut sur CANAL ACADEMIE, la radio en ligne de  l’Académie française dans le cadre de l’émission POINT de MIRE. Cette interview  n’est pas encore diffusée. Elle sera disponible sur :

http://www.canalacademie.com/index.php3?useFrame=1&nop=1157715212076&r=%2Fmot230.html

  Il faut garder la tète froide vis à vis de ces ouvertures et vis à vis des journalistes qui “manient” l’information, mais que l’on parle des langues anciennes contribue à ce qu’elles ne soient pas mortes.

 

 

6 Les perspectives :

  La rentrée 2007 risque d’être particulièrement dure car le Ministère veut faire des économies à tout prix (voir le rapport d audit de modernisation : grille horaire des enseignements au lycée général et technologique). La limitation des options est au programme. Les chiffres de la rentrée 2006 n’incitent guère à l’optimisme (baisse des effectifs en latin : 18321 ; et en grec : 1350).

  Le rapport de l’Inspection Générale sur la filière littéraire (http://media.education.gouv.fr/file/63/8/3638.pdf) fait des propositions sur lesquelles il faut que la C.N.A.R.E.L.A. prenne position. Les ARELA vont être appelées à donner leur avis. Les enjeux sont le devenir des langues anciennes, du français et de la littérature, et le statut du professeur de Lettres classiques

           

            De la discussion il ressort qu’il serait bon que chaque ARELA fasse la liste des établissements où des postes vont être supprimés en 2007, dans lesquels il y a des problèmes de remplacement  (à transmettre à la Présidente) et que chacun, même non adhérent à une association, puisse signaler les suppressions de postes directement à la C.N.A.R.E.L.A. en passant par le site.

                                                                                  

Vote du rapport moral et d’activité :

Inscrits : 29    Votants : 18 ( + 5 pouvoirs) Exprimés :  23   Pour : 23

Le rapport moral et d’activité a été approuvé à l’unanimité.

 

- Rapport financier :

 

   Compte de résultats : année civile 2006

Tableau Compta CNARELA

 

 Le compte des opérations T-shirts et cartes postales est reporté sur l’année 2007.

  

Vote du rapport financier :

Inscrits : 29    Votants : 18 ( + 5 pouvoirs)  Exprimés :  23   Pour : 23

Le rapport financier a été approuvé à l’unanimité.

 

 

La Conférence des Présidents :

            Mireille Ko a assisté le 16 décembre 2006 à la réunion de la “Conférence des Présidents” qui réunit une douzaine de présidents d’associations de spécialistes. Notons que les Historiens en sont absents. Notons que la Conférence n’a pas de statuts et se réunit de façon informelle. Devons-nous continuer à participer à ses réunions ?

            Son animateur, Philippe Blanc, sollicite une participation financière de la C.N.A.R.E.L.A. sous forme d’une cotisation  de 25 à 50 euros pour la préparation de dossiers à diffuser auprès des présidentiables.

            Par vote à l’unanimité, il est décidé de poursuivre la collaboration avec la “Conférence” pendant un an. Le fait de payer une cotisation à une personne privée, sans statut de trésorier d’une association légalement constituée, est soumis au vote.

            Pour : 5  Abstention : 2  Contre : 16          La proposition de participation financière est rejetée tant que la “Conférence” ne s’est pas dotée d’une structure associative claire.

 

Le Logo de la C.N.A.R.E.L.A. et la Liste de diffusion pour une newsletter :

A la demande de l’ARTELA,Bernard Valette (THALASSA) propose aux associations ne disposant pas d’un logo propre d’adapter celui de la C.N.A.R.E.L.A., mis à la disposition de chaque ARELA qui en fera la demande. Il suffit que l’association précise, par une première maquette, ce qu’elle désire et Bernard fera réaliser la maquette définitive.

            Afin que les informations circulent plus rapidement entre tous les niveaux de la C.N.A.R.E.L.A., et en particulier sans avoir à attendre la réalisation des bulletins (au niveau national et académique), Bernard Valette propose de créer une “newsletter” de la C.N.A.R.E.L.A., un bulletin d’information rapide envoyé à tous les membres de chaque ARELA qui auront autorisé l’usage de leur adresse courriel.

            Pour ce faire, il faudrait que chaque bureau d’association, réalise un courrier auprès de ses membres pour l’informer du principe et recueillir son adresse et son accord; cette liste d’adresses sera transmise au bureau de la C.N.A.R.E.L.A. , sous la forme d’un fichier Excel [nom/prénom/ courriel].

            L’assemblée générale donne un accord de principe à l’unanimité.

 

Site commun Sauvez les Lettres – C.N.A.R.E.L.A. :

            Décision est prise d’ouvrir un site commun à Sauvez les Lettres et à  la C.N.A.R.E.L.A., dédié ponctuellement à des actions communes. Ce site s’appellerait “Carrefour des humanités”. Sur ce site seraient mises en ligne les pétitions communes par exemple.

 

Calendrier 2007-2008 :

A.G. de mai : 12 mai 2007

             

Journées d’octobre 2007 :  lundi 29 et mardi 30 octobre 

                                          organisées par l’APLAAL à Valenciennes

la thématique choisie explorerait les nouveaux champs proposés à l’étude

dans les nouveaux programmes de lycée : roman antique/ roman classique, par exemple ;  ou le travail sur des textes tardifs, médiévaux ou renaissants

(par atelier de traduction par exemple)

 

 

  A.G. de janvier :  26 janvier 2008

Journées des Langues Anciennes  du 10 au 17 mars

A.G.  de mai  :  17 mai 2008

           

Renouvellement du bureau en janvier 2008 :

La Présidente, Marie-Hélène Menaut,  fait part de sa décision de se démettre de ses fonctions en 2008. Mireille Ko précise que du fait de son départ à la retraite, elle fera de même.

 

Euroclassica :

            Les deux présidentes d’honneur de la C.N.A.R.E.L.A., Odile Mortier-Waldschmidt et Jeannette Boulay, rappellent que la C.N.A.R.E.L.A. a contribué à la création d’Euroclassica, ainsi que les circonstances qui ont fait que la C.N.A.R.E.L.A. a décidé de s’en éloigner. Elles se montrent peu favorables à une  nouvelle adhésion ; la visite du président et du secrétaire d’Euroclassica à la réunion de bureau de septembre 2006 n’a pas éloigné toutes les craintes de permanence des anciennes dérives (fonctionnement coûteux pour les associations d’une AG tournante en Europe où les séances de  travail sont réduites par rapport aux festivités, présence au bureau de personnalités ayant motivé leur départ).

Le Bureau a reçu en septembre 2006 le Président et le Secrétaire d’Euroclassica ; MH Menaut fait remarquer qu’il aurait mieux valu que la C.N.A.R.E.L.A. exposât elle-même l’état des études classiques en France dans le livre «  Classical studies in Europe »publié par EUROCLASSICA. Il vaut mieux, pense-t-elle, être dans le système pour donner du poids à la représentation des Langues Anciennes auprès des instances européennes et défendre la particularité française du professeur de Lettres Classiques.

 

La discussion montre une assemblée générale partagée entre une position de principe et la volonté de participer à des débats à l’échelle européenne.. L’Assemblée Générale se prononce sur l’adhésion à Euroclassica pour une période d’essai

 

Vote sur l’adhésion à Euroclasssica :

Inscrits : 29    Votants : 18 ( + 5 pouvoirs) 

Exprimés :  23   Pour : 14     Abstentions : 6      Contre : 3 

L’adhésion a été approuvée.

 

Les nouveaux programmes de lycée en langues anciennes

         Marie-Hélène Menaut avait demandé lors des Journées d’octobre à l’IG que la C.N.A.R.E.L.A.  soit invitée  à l’élaboration  de ces programmes ; elle donne les grandes lignes de la version de travail. Ces travaux seront diffusés par le site ministériel dès que ceux-ci auront reçu l’agrément nécessaire. Les collègues pourront alors participer à leur examen critique et faire des suggestions de correction.

            Ces nouveautés pour le lycée entreront en vigueur en 2008 pour le bac 2009. L’objectif est d’ouvrir les programmes de langues anciennes pour les mettre en rapport plus étroit avec des oeuvres littéraires et artistiques. Il s’agit aussi de rendre l’écrit plus accessible aux candidats et d’augmenter leur nombre : il en va de la survie de l’épreuve toujours suspecte de coûter trop cher.

            Voir sur le site ministériel, la consultation nationale sur ces nouveaux programmes.

http://eduscol.education.fr/D0013/consult_LA.htm

            Les projets de programmes de latin et de grec ancien pour le lycée sont mis en consultation dans les académies du 8 février au 31 mars 2007. Organisées par les Recteurs, les synthèses académiques doivent être communiquées le 15 avril 2007 au plus tard à la DESCO.

            Signalons que pour le collège, un cd-rom publié par le Scéren (CNDP) avec une riche base de textes est en cours d’élaboration par un groupe d’enseignants et d’IPR-IA.

 

 

Anthologie de la C.N.A.R.E.L.A. :

                       

            Les ARELA sont invitées à choisir dans leurs bulletins des années 2005-2006 les contributions qu’elles veulent insérer dans ce recueil d’articles. La date limite d’envoi des contributions est le 8 mai 2007 : sous forme papier à Yves Caron et sous forme de fichier Word à Isabelle Lejault et Yves Caron.

Publications

L'ARELABOR a deux nouvelles
publications: Héraklès - Le Musée des Beaux Arts de Bordeaux
Découvrez :

la présentation  d'Héraklès

la présentation du Musée des Beaux-Arts

le bon de commande

ENQUETE LATIN ET DYSLEXIE

                                               TRES IMPORTANT !

Yves Caron, membre du bureau de la CNARELA, vous propose d'aider une étudiante en orthophonie qui prépare un mémoire pour l'Institut d'orthophonie de Lille. . il s'agit d'aider cette étudiante en remplissant les questionnaires proposés. L'un  d'eux est destiné aux enseignants de français de 6e, l'autre est destiné aux enseignants de latin en collège.
Ils ont pour but de collecter des expériences heureuses ou malheureuses
Capital ! Le retour des contributions est attendu pour la fin janvier 2007  dernier délai !

           Téléchargez le questionnaire "enseignants de français en 6e"                           

            Téléchargez le questionnaire "enseignants de latin"

JOURNEES DE L'ANTIQUITE A.P.L.G NANTES

 

                       JOURNEES DE L'ANTIQUITE DANS LES PAYS DE LOIRE

Est maintenant disponible le programme 2007 des Journées de l’Antiquité dans la Région des Pays de la Loire.
Une brochure-programme éditée à 4500 exemplaires, est diffusée dans tous les collèges et lycées de la Région.
Ce programme est mis en ligne sur le site Internet de l’APLG :
http://perso.orange.fr/aplg
Il est possible de télécharger une version Word de ce programme à cette adresse :
http://perso.orange.fr/aplg/ProgrammeJA2007.doc
Téléchargeable aussi l’affiche : http://perso.orange.fr/aplg/afficheJA2007.jpg

Cnarela- effectifs en L.A

LES EFFECTIFS D’ÉLÈVES ÉTUDIANT LE LATIN ET LE GREC

 

Période 1999-2005

(ministères Allègre – Lang – Ferry – Fillon – de Robien )

 

 

Sources : Ministère de l’Education nationale (RERS - Repères et Statistiques nationales, http://www.education.gouv.fr/stateval/rers/repere.htm , DESCO - Division des Enseignements scolaires).

 

 

LATIN

Années

Collège

Lycée

Total

Variation

1999

511 007

73 499

584 506 (16,82 %)

 

2000

481 718

68 361

550 979 (15,78 %)

- 33 527

2001

475 411

66 719

542 130 (13,90 %)

- 8 849

2002

472 829

65 397

538 226 (13,80 %)

- 3 904

2003

470 930

61 559

532 489 (13,70 %)

- 5 737

2004

470 591

       62 484    

533 075     

+ 586

2005

463 862

       66 050     

529 912     

- 3163

Variation totale

 

-47 145

 

- 7 449

 

 

- 54 594

 

 

 

 

GREC

Années

Collège

Lycée

Total

Variation

1999

14 509

13 068

27 577 (1,48 %)

  

2000

14 731

12 375

27 106 ( 1, 45 %)

- 471

2001

16 565

         12 704            

29 269 (1,30 %) ↑

+ 2 163

2002

17 794

13 167

30 961 (1, 40 %)

+ 1 692

2003

17 806

14 122

31 928 (1, 40 %)

+ 967

2004

18 955

14 597

33 892

+ 1 964

2005

20 500

16 019

36 519

+ 2627

Variation totale

+ 5 991

+ 2 951

 

+ 8 942

 

 

 

 

 

 

LATIN +GREC

 

- 41 154

 

- 4 498

 

 

- 45 652


Jean-Pierre VERNANT nous a quittés...... Réduire

Quelques articles de presse à lire.....

Jean-Pierre VERNANT  et la CNARELA
par J.BOULAY

Photos prises lors du colloque d'Amiens (24 et 25 Octobre 2004)

95.jpg                   103.jpg                    106.jpg

  

Jean-Pierre VERNANT nous a quittés...

JEAN-PIERRE VERNANT, FIN DE L'ODYSSEE

Redécouvreur de la Grèce antique, le philosophe est mort mardi à 93 ans.

C'était un guerrier grec. D'aucuns l'ont certes vu en orateur et en savant, certains en militant politique, en pétitionnaire et en manifestant, infatigable marcheur de la gauche - d'autres, même, en conducteur téméraire et parfois inconscient de voitures branlantes, sillonnant allègrement, sans souci des bordures, les ruelles de Belle-Ile, en marin-pêcheur ou en cuistot, assaisonnant quelque bar avec autant de science que d'amour. Mais c'était un guerrier grec. Grec par l'esprit, tout entier possédé des mythes, de la culture, des religions hellénistiques. Guerrier par la volonté, par cette force qui le faisait se mettre en colère, gronder, s'insurger contre la moindre injustice. Il était dur et tendre, raffiné et gouailleur, on l'imaginait ne parler que des dialectes de l'Attique, habiter de hautes sphères, et il était la simplicité même, parlant d'Ulysse ou d’Athéna comme on parle autour d'un apéritif de la pluie et du beau temps, de football ou du petit qui grandit. Guerrier grec : monsieur le professeur Vernant, détenteur de la chaire d'études comparées des religions antiques au Collège de France, «colonel Berthier», chef des Forces françaises de l'intérieur (F.F.I.) de Toulouse et de Haute-Garonne, puis de toute la région du Sud-Ouest. Protecteur de la liberté, chercheur de la vérité.

De la philosophie à la Résistance

Entre sa vie de militant politique et sa vie de chercheur, Vernant n'a jamais dressé de murs : il n'a fait que nourrir l’une par l'autre, traquant la politique qui est dans le mythe et dénichant les mythes que fait naître la politique, recherchant dans les mondes passés des Lumières pour le monde présent, tentant de rassembler le maximum de vérité pour pouvoir dresser des fortifications autour de la liberté. Ces dernières années, souvent frappé par des deuils, il s'était quelque peu mis en retrait. Il était là comme une invisible présence, une conscience, certes pas un modèle - il en eût ri - mais une exigence morale : ne pas considérer que tout se vaut, ne pas baisser la tête, ne pas accepter qu'on touche à ce qui fait la dignité de l'homme, faire que jamais l'optimisme de la volonté ne soit anéanti par le pessimisme de l'intelligence. Et, de fait, Jean-Pierre Vernant a rendu plus intelligents non seulement des générations d'étudiants mais tous ceux qui, un jour, ont ouvert l'un de ses livres. De son oeuvre, tous s'accordent à dire qu'elle a fait «redécouvrir la Grèce». Et il n'est pas un seul secteur des sciences humaines et de la philosophie qui n'ait intégré ce que Vernant a dit du mythe, du passage du mythe au discours rationnel, de la naissance de la cité démocratique, de la religion comme univers mental avec son outillage symbolique et sa logique propre, des interpénétrations du social et du religieux.

Jean-Pierre Vernant est né le 4 janvier 1914, à Provins, en Seine-et-Marne. Son grand-père dirigeait un journal républicain et anticlérical, Le Briard. Il ne connaît pas son père, agrégé de philosophie, qui héritera du Briard et, engagé comme 2e classe dans l'infanterie, sera tué lors de la Première Guerre mondiale. Il perd aussi sa mère très jeune. Il fait toutes ses études secondaires au lycée Carnot, et sa «prépa» à Louis-le-Grand. Il étudie la philosophie à la Sorbonne, et est reçu premier à l'agrégation, en 1937 - comme son frère Jacques, deux ans plus tôt. Les années passées au Quartier latin sont à la fois les années d'intense fréquentation de Platon, de Diderot et de Spinoza, et, déjà, des années de lutte antifasciste, au sein des Jeunesses communistes. Mobilisé, il reste dans l'armée jusqu'à la débâcle. Depuis le 30 novembre 1939, il est marié à Lida Nahimovitch. L'arrivée de Pétain ôte tous ses doutes sur la nécessité du combat. Il se lance avec son frère - ils sont alors à Narbonne - dans l'impression, la distribution et l'affichage de ses premiers papillons: «Vive l’Angleterre tant que vive la France» ou «Le mot d'ordre de l'Internationale fasciste : traîtres de tous les pays, unissez-vous.» Son entrée dans la clandestinité se fait par l'intermédiaire de son frère Jacques, qui était à Clermont-Ferrand avec Jean Cavaillès. Quelque temps après, Lucie et Raymond Aubrac prennent contact avec lui et lui demandent d'assumer la responsabilité des groupes paramilitaires du mouvement Libération pour la Haute-Garonne. « Il ne me semblait pas qu'il y avait coupure entre ma façon de penser philosophiquement et mon engagement politique. Une notion aussi essentielle à la philosophie que celle de philia - l'amitié -, n'est pas étrangère à ce qui se passait dans les réseaux de Résistance! Nous avions des raisons politiques de nous battre, et des raisons vitales : ma femme était juive, comme beaucoup de camarades. Mais ce qui était essentiel aussi, c'était le groupe lui-même, la manière dont se créent les canaux de communication, les noyaux d'affection, les complicités, la camaraderie, la confiance, le dévouement réciproque ; la manière dont "quelque chose" circule pour créer une communauté. Les Grecs représentaient cela sous la forme d'un daïmôn ailé, qui va de l'un à l'autre. Encore aujourd'hui je les appelle mes copains », déclarait-il à Libération en septembre 1996.

Une entrée fracassante

Après la guerre, il adhère au PCF (qu'il a quitté une première fois en 1937), et, entre 1946 et 1948, devient «journaliste» et tient la page de politique étrangère d'Action. Avec le Parti, ses rapports sont assez tempétueux. Vernant est terrorisé par ce qu'était alors la «section idéologique» du Parti (où il est qualifié de «termite»), supporte mal le centralisme démocratique et l'absence de liberté de parole. Dès 1956, il fera partie de l'«opposition interne», puis quitte le Parti, auquel il appartient ensuite de nouveau, jusqu'en 1970. Il enseigne la philosophie : d'abord à Toulouse puis à Paris, au lycée Jacques-Decour. Chercheur au CNRS entre 1948 et 1957, il continue son engagement politique, contre la guerre d'Indochine, puis contre la guerre d'Algérie. En 1964, il fonde le Centre de recherches comparées sur les sociétés anciennes (Centre Louis- Gernet), qu'il dirigera jusqu'en 1985. A partir de 1957, il est aussi directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études. En 1975, il est élu au Collège de France. Son entrée sur la scène intellectuelle, fracassante, se fait en 1962, date de publication (PUF) des Origines de la pensée grecque. Vernant sait évidemment ce qu'il doit à Claude Lévi-Strauss et à Georges Dumézil, mais l'apport de ce livre - puis de Mythe et pensée chez les Grecs, de Mythe et société en Grèce ancienne, de ceux qu'il écrira avec Pierre Vidal-Naquet (Mythe et tragédie en Grèce ancienne ou La Grèce ancienne, en trois volumes) et Marcel Detienne (Les Ruses de l'intelligence. La métis des Grecs) - est vraiment nouveau.

Les légendes et les mythes grecs cassés

Jean-Pierre Vernant veut comprendre comment était historiquement apparue en Grèce la pensée rationnelle. Mais, faisant sien l'héritage de Louis Gernet, helléniste, spécialiste du droit grec et sociologue, ami intime de Marcel Mauss, et d'Ignace Meyerson, fondateur de la psychologie historique dont l'influence sera décisive, il casse les schémas habituels des études de la Grèce ancienne, de ses «mythes et légendes», et, pour expliquer le passage du mythe à la raison - qui est consubstantiel à l'invention de la démocratie -, il ignore volontairement la frontière entre textes littéraires, juridiques, philosophiques, économiques... afin de saisir un «système global» seul capable de laisser voir les formes et les degrés d'imbrication du religieux, du social, du mental, et de ne pas séparer la «pensée grecque» du cadre historique et social qui l'a vu naître, c'est-à-dire la cité-Etat, caractérisée par la libre discussion et la gestion «en assemblée» du pouvoir. C'est donc tout le «monde grec» que Vernant va peu à peu reconstruire, sa «mentalité», ses arts, ses façons de voir, d'aimer, d'imaginer, de travailler, en montrant que la première sagesse a été une réflexion politique et morale, qui a fixé les fondements d'un nouvel ordre humain, capable de substituer au pouvoir absolu du monarque, des nobles ou des puissants, une loi égalitaire, commune à tous, l'organisation d'une cité où chaque citoyen est tour à tour ou «en alternance», soumis et dominant.

L'oeuvre est trop large pour être résumée. Mais elle a frappé les esprits parce que, peut-être pour la première fois, elle attestait la façon dont le passé est un véritable miroir des temps actuels. Qu'est-ce qui, en effet, a marqué les grandes lignes de l'évolution qui, de la monarchie mycénienne, a conduit au déclin du mythe, à l'émergence de la rationalité et à la cité démocratique? L'apparition d'un type de pensée étranger à la religion, de l'idée d'un ordre cosmique ne reposant plus, comme dans les théogonies traditionnelles, sur la puissance d'un dieu souverain, mais sur des lois immanentes à l'univers, naturelles, de l'avènement d'une cité qui ne traduit pas seulement des transformations économiques ou politiques, mais implique un changement de mentalité, la découverte d'un autre horizon intellectuel, d'un autre espace social, centré sur l'agora, sur la place publique... Que signifie aujourd'hui le «retour du religieux» ou la «crise de la démocratie»? On ne sait pas où l'on irait si on ignorait d'où on venait. Le regard du «guerrier grec» éclaire l'avenir. On ne saurait dès lors songer à dire adieu à Jean-Pierre Vernant.

 

ROBERT MAGGIORI

France Culture rediffusera dimanche 14 janvier,

de 16 h à 22 h, les dialogues de Jean-Pierre Vernant avec Jacques Le Goff, François Hartog, Lucie Aubrac, Pierre Vidal-Naquet, Jacques Lacarrière et Jean Bollack.

 

Libération, jeudi 11 janvier 2007
« Il a vécu et est mort en philosophe »

par FRANÇOIS HARTOG

Elève de Jean-Pierre Vernant, né en 1946, François Hartog occupe la chaire d'historiographie antique et moderne à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). Il rend ici hommage à son maître.

 

"Il est un temps pour parler, pour  écrire, et un temps pour se taire." C'est sur ces mots que Jean-Pierre Vernant achevait la préface de son dernier livre, La Traversée des frontières, en octobre 2004, s'excusant auprès de son lecteur «de les avoir mêlés et confondus une dernière fois» dans ces pages où, « imprudemment, il lui arrive d'effacer les frontières entre les âges de la vie ». Cette voix vigoureuse, chaleureuse toujours, un peu cassée dans les dernières semaines, qui s'est si souvent élevée depuis la fin des années 30 jusqu'à aujourd'hui, nous ne l'entendrons plus. Vernant, c'était une parole lumineuse, généreuse et une présence évidente, impressionnante.

A l'automne, il avait encore tenu à prendre la parole et à honorer deux engagements, les deux derniers, disait-il. Car il était, ô combien! un homme de parole. A l'occasion de la republication des Tribulations d'un idéologue de son vieux copain de Résistance et de militance, Victor Leduc, il était venu parler à la maison de l'Amérique latine à Paris. Le 23 octobre, il était à Aubervilliers, pour raconter Ulysse aux élèves du lycée Le Corbusier. Ainsi, avec courage et beaucoup d'élégance, il rappelait une fois encore par ces deux repères, le sens d'une existence : les tribulations d'un militant et les errances d'Ulysse, l'engagement politique et les origines de la cité, la Résistance et la mort du héros homérique, la Russie et la Grèce ancienne. Non pas l'un puis l'autre, mais l'un et l'autre, le présent et le passé lointain, constamment mais sans la moindre confusion.

Des livres de Vernant, écrits dans une langue classique, rigoureuse mais sans la moindre raideur, il conviendra de reparler bientôt, mais, en cet instant où le silence tombe, c'est le côté socratique de l'homme que j'évoquerai, l'homme d'agora, celui qui engageait la conversation en tous lieux et avec chacun, celui pour qui la pensée passait par l'échange d'une parole vivante, celui qui, dans une conférence ou un cours, se donnait à fond, prenait des risques, totalement concentré et présent à lui-même et, du même mouvement, aux autres qu'il captivait. Quand meurt un ami, un homme qui vous a fait le don immérité de vous recevoir en son amitié, on ne peut évoquer que quelques images et quelques instants. Je ne sais si vivre c'est apprendre à mourir, mais cet homme, que la vie n'avait pas épargné, a su mourir. Admirablement entouré, il a traversé ses dernières semaines avec retenue, simplicité, sans se payer de mots (mais il ne l'a jamais fait), avec une belle dignité, alors que la maladie rongeait le corps. Jusqu'à la fin, il a reçu amis et visiteurs, a répondu au téléphone, reprenant ou continuant la conversation avec les uns et les autres, s'enquérant de tous et de chacun. Cet agrégé de philosophie, engagé dans l'action à 26 ans, devenu helléniste (mais à la suite de la double rencontre d'Ignace Meyerson et de Louis Gernet) a fait de la philosophie non une profession, mais «un mode d'existence». Il a vécu et il est mort en philosophe.

Libération, jeudi 11 janvier 2007


 

Editorial

par Jean-Michel Thénard

Simplicité

Ses amis l'appelaient «Jipé» et quand ils parlaient de lui, cela donnait envie d'être l'un d'eux. Jean-Pierre Vernant avait beaucoup réfléchi sur l'amitié. « On se fabrique soi-même avec ce que sont les autres et on découvre les autres à partir de ce qu'on est soi », disait-il en racontant combien son expérience de la Résistance lui avait appris sur le sujet. Vernant était un juste. Un parcours rectiligne, un engagement qui n'a jamais failli, une recherche d'idéal qui n'a jamais dévié et cette simplicité qui est le lot des plus grands. L'homme avait un goût farouche pour la liberté, la sienne et celle de la Cité. Compagnon de la Libération en 1944, il devient surtout compagnon de la libération des esprits, celle qu'offre la connaissance de soi, de son époque et de ses origines. Comment penser l'avenir sans chercher la clé dans le passé ? Cette recherche du lien, Vernant n'a cessé d'y travailler. Il révolutionne l'hellénisme en pistant l'homme grec et ses mythes anciens pour comprendre le passage de l'Occident à la rationalité. L'épopée d'Homère, les tragédies de Sophocle, autant d'interrogations sur l'homme et le monde, le juste et le vrai, la liberté et le destin qui font écho au présent d'une raison occidentale toujours bousculée par le religieux. Vernant était le conteur formidable du mystère de nos origines intellectuelles. Celles qui se rappellent à nous chaque jour, jusqu'à la présente présidentielle où s'invite une démocratie participative qui prend sa source à Athènes. Les tristes qui moquent l'inutilité de l'enseignement du grec, du latin et de la philosophie voient disparaître un adversaire. Les autres, ceux qui savent que plus on cherche à conquérir l'inutile, plus on touche au sens de la vie, viennent de perdre leur premier de cordée.

 

Les dates d'une vie

14 janvier 1914, Jean-Pierre Vernant naît à Provins (Seine-et-Marne).

De 1932 à 1937, il milite au Parti communiste.

1937, il est reçu premier à l'agrégation de philosophie.

1940, il s'engage dans la Résistance, devenant l'un des chefs FFI en Haute-Garonne.

1948, II entre au CNRS.

1965, il fonde avec Pierre Vidal-Naquet et.Marcel Detienne le Centre de recherches comparées sur les sociétés anciennes, où le rejoindront Nicole Loraux, François Hartog, Claude Mossé, Florence Dupont...

De 1975 à 1984, il occupe la chaire des études comparées des religions antiques au Collège de France.

Ses ouvrages de référence

Aux éd. Maspero: Mythe et pensée chez les Grecs (1965), Mythe et société en Grèce ancienne (1974).

Au Seuil, La Traversée des frontières (2004).

Avec Pierre Vidal-Naquet, Mythe et tragédie en Grèce ancienne (tome 1, éd. Maspero, 1972; tome 2, éd. la Découverte, 1986).

Avec Marcel Detienne, Les Ruses de la raison (éd. Flammarion 1974).

 

 

Libération, jeudi 11 janvier 2007

 

 

JP VERNANT ET LA CNARELA

                                          Jean-Pierre VERNANT et la CNARELA               par J. Boulay

 

      Quinze années de présence tutélaire de Jean.-Pierre Vernant auprès de la Cnarela  ont pris fin avec sa mort, en janvier 2007. Odile Mortier-Waldschmidt  et Jeannette  Boulay  ont représenté la CNARELA à ses obsèques, le 13 janvier, au cimetière de Sèvres. Pendant ces quinze années où il a partagé ses combats, la CNARELA a pu bénéficier de son rayonnement intellectuel,  de la force de sa parole et de son immense générosité.

 

     Le 28 novembre  1991, à Strasbourg, J. Boulay a rencontré pour la première fois J.P. Vernant. Elle a pu lui dire les  préoccupations manifestées lors du congrès de Nîmes qui venait d’avoir lieu, au sujet du sort  réservé aux  L.A.. dans la  réforme envisagée par L. Jospin. J.P. Vernant  venait d’être chargé par le ministre d’une enquête sur l’avenir de nos disciplines, à l’Université et  en Europe. Il a promis alors de prendre en compte nos préoccupations  et de soutenir  nos actions. C’est ainsi que se sont tissés les  liens d’une amitié solide et fidèle (encouragée par Lucie et Raymond Aubrac) qui a éclairé pendant 15 ans la route de la CNARELA . 

 

      Il y eut des temps forts, où sa présence avait d’autant plus d’impact que nous avions affaire à des ministres de l’E.N. issus de la gauche, L. Jospin d’abord, C. Allègre ensuite (ainsi que J. Lang) dont  les réformes ont  menacé la vie et la survie des L.A. (1991 à 1993 puis 1997 à 2001).

      Mais en dehors de ces moments de collaboration, à l’occasion d’articles, d’interviews et de publications collectives  (Pour l’amour du grec , avec J. de Romilly), ou personnelles, d’interventions (à Toulouse, à Nantes, à Strasbourg), J.P. Vernant ne manquait jamais de rappeler la nécessité de maintenir un enseignement de grec et de latin, partout où il y avait une demande (cf l’article cosigné par J. de Romilly et J.P. Vernant « Contre la mort programmée  des études classiques » Le Monde  20/02/99)   sans hésiter à reprendre fidèlement son bâton de pèlerin pour accompagner des démarches au Ministère, quand la CNARELA l’appelait à l’aide.

 

      Les 10, 11 et 12 septembre 1993, J.P. Vernant a participé au Congrès d’Euroclassica de Madrid, auquel participaient également F. Charpin et O. Touchefeu au titre de la CNARELA. Sa leçon sur « Ulysse en personne » fut un moment fort de ce Congrès, comme l’ont prouvé les réactions des différents pays participants.

Au printemps de la même année 1993, des membres du bureau de la CNARELA avaient  envisagé  d’adresser une demande d’audience à l’Elysée, en compagnie de J.P. Vernant et d’A. Mandouze, puisqu’on connaissait  les réticences du Président de la République  à entériner  la réduction  des options de L.A.  dans la réforme Jospin. La débâcle des élections de 1993  eurent raison du ministre de l’EN  et d’une partie de sa réforme.

En septembre  1993, lorsque L. Jospin fut remplacé par J. Lang au Ministère de l’EN, J.P. Vernant a accompagné une délégation de la CNARELA , reçue par B. Toulemonde. Il s’agissait en particulier de défendre les dispositions prises par le ministre pour le maintien de la 3e option,  qui peinaient à se mettre en place.

 

     Le 16 décembre 1997, une délégation de la CNARELA accompagnée par J.P. Vernant fut reçue par  D. Dacunha-Castelle, conseiller du ministre de l’EN: c’est là que fut décidé le principe d’une Table Ronde disciplinaire, dont les conclusions devaient aboutir à la Charte des Lycées.

      1998 fut une année de grande activité, dans le cadre de la réforme des lycées entamée par C. Allègre.

J.-P. Vernant étant directement intervenu auprès du ministre contre la suppression « en douce » du grec au collège avait ensuite  été chargé par celui-ci d’organiser la Table Ronde.

Le 28 mars 1998, une réunion préparatoire organisée par J.P. Vernant, à laquelle participèrent O. Mortier- Waldschmidt et J. Boulay eut lieu rue d’Ulm . 

Le 1er avril  1998, J.P. Vernant a présidé à Limoges cette Table Ronde, initiée par le Ministère, organisée par  le Recteur et par l’IPR Madame Pauliat,  la CNARELA prit une place prépondérante grâce à une délégation importante et à des prises de parole déterminantes.

Fin juin 1998 O. Mortier-Waldschmidt et J. Boulay ont accompagné J.P. Vernant  au Ministère de l’EN pour remettre à l’une des conseillères du Ministre, Catherine Bizot, un memorandum sur l’enseignement des humanités en France, avant que le Ministre ne signe avec l’Italie l’Accord international de Sienne,  le 2 juillet 1998. Des phrases entières tirées des conclusions de la Table Ronde de Limoges ont figuré dans cet Accord.

 

    Les 24 et 25 octobre 2001, J.P. Vernant est intervenu au Colloque de la Sorbonne, organisé par J. Lang, de nouveau ministre de l’EN (après C. Allègre), qui voulait tenir sa promesse de redonner leurs chances aux L.A.

 

    Le 19 mars 2004, il a accompagné M.H. Menaut et A. Joste, convoquées au Ministère par Luc Ferry, alerté par le succès de l’Appel pour le latin et le grec  (dont les résultats furent publiés le 15 mai à l’EHESS,  où nous fûmes accueillis pa F.Hartog).

 

     Les 25 et 26 octobre 2004, il a présidé le Colloque d’Amiens « Musique  et Antiquité »  et fêté avec nous les 20 ans de la CNARELA.                                                                                                              

 

 

HOMMAGE à JEAN-PIERRE VERNANT

"VIVE L'ODYSSEE ! "

Jean-Pierre Vernant s'est éteint le 9 janvier 2007.
Le 12 juillet 2007, le Conseil régional d'Ile-de-France décidait de donner son nom au lycée de Sèvres, ville où il a habité pendant près de 60 ans. Une cérémonie a eu lieu au lycée Jean-Pierre Vernant le 21 novembre.
La CNARELA y a été invitée.
A cette occasion, Odile Mortier-Waldschmidt, présidente d'honneur de la CNARELA, rappelle ici quelques aspects du long combat de Jean-Pierre Vernant pour la défense de l'enseignement des langues anciennes.
Téléchargez le texte ici

HOMMAGE A G.JEUNET

Hommage de la CNARELA  à Gérard Jeunet

 

 

Avec la disparition de Gérard Jeunet, la CNARELA  perd non seulement une présence tutélaire de plus de trente ans, mais l’un de ses fondateurs les plus importants.

 

En effet,  dès les années 1970, Gérard Jeunet  a  conçu,  dans ce creuset extraordinaire  et excentrique  qu’était l’Académie de Besançon, les principes et l’organisation  de ce qui deviendra l’ARELAB en 1974. Cette association servira  rapidement de modèle statutaire et d’activité à d’autres Arelas,  d’Est en Ouest, du Nord au Sud, comme le prouve la création de l’ARELABOR en 1976, et celle de l’ADLAP à Amiens en 1979, sous l’égide des Bisontins. C’est encore l’équipe de Besançon, soudée autour de Gérard Jeunet  qui suggérera dès janvier 1979 de fonder  une fédération des Arelas, la FARELA, avec  les Arelas existantes, Connaissance Hellénique  et quelques régionales  de l’APL. De cette ébauche  naîtra la CNARELA  en 1984.

 

Pourquoi le modèle bisontin s’est-il imposé  avec tant d’évidence aux autres?

           

C’est parce que Gérard Jeunet  a toujours eu le souci  d’associer les compétences  de l’Enseignement Supérieur aux spécificités de l’Enseignement Secondaire, dans un travail collectif, solidaire  et régulier  qui jetait les bases  théoriques d’un enseignement  à la fois grammatical et culturel. En même temps que  des universitaires comme J.C.Carrière, P. Monat , Kerlouégan, Robin, et plus tard J.Y. Guillaumin, éclairaient des textes (équipement, lexique ) avec compétence et participaient à des publications, pour rendre ces textes plus accessibles et plus désirables, en même temps Gérard Jeunet  encourageait, dans tout le réseau  des lycées et des collèges constitué dès 1973, l’émergence de classes de latinistes et d’hellénistes, et soutenait  les initiatives de professeur , parfois isolés  et éloignés  des sources, en les engageant  dans une pédagogie ouverte et vivante, à laquelle on avait donné du sens et des objectifs clairs puisqu’elle était  bâtie sur une théorie solide.

           

C’est dans ce mouvement  de réflexion  sur la théorie et sur la pratique pédagogique  que fut élaboré le texte de l’ARELAB sur la finalité de l’enseignement des L.A. qu’on a appelé « les thèses de Besançon ». Il date de 1980 et a fortement inspiré  le Manifeste de la CNARELA, élaboré à Alès aux journées d’Octobre 1988 avec l’aide précieuse de G. Jeunet. 

           

Son enthousiasme à faire passer à tous les jeunes cet héritage  linguistique et culturel, qui lui semblait si essentiel et  fécond, son exigence de qualité  dans la transmission  de ce savoir  ne l’ont pas quitté ;  nous l’avons vu participer  activement  aux  Journées de Reims , d’Octobre 1995.

               

Infatigable, il portait aussi la parole en Suisse, à Neuchâtel, en Italie, à Gênes,  collaborant aux prémices d’Euroclassica, pour donner à cet enseignement  des L.A. une légitimité à travers l’Europe. Par cette vision ouverte sur l’espace et le temps, il a su séduire de  nombreux IPR et se garantir l’appui de certains IGEN.

           

Il était notre référence, il était, avec Odette Touchefeu (de l’APLG ),  mais d’une autre manière sans doute, celui que nous consultions pour parfaire une argumentation, pour suggérer des pistes pour des  programmes ou les nouvelles épreuves  du Baccalauréat.

          

 Il a enfin su former  et entraîner dans son sillage  de jeunes collègues  à ce travail d’animation, non seulement dans les centres de formation des PEGC au début de cette aventure, mais plus tard aussi, avec la création des IUFM, afin que cette œuvre  de réflexion collective  soit  poursuivie et pérennisée.

         

 L’ARELAB  a toujours siégé au Bureau de la CNARELA, dans ses moments de rencontres festives  et dans ses moments de crise; elle y est encore aujourd’hui, alors que l’enseignement des L.A est confronté  à des difficultés et des interrogations  de plus en plus sévères, en particulier au sujet de sa finalité et de la place qu’on lui concède  à tous les niveaux  de l’enseignement. Gérard Jeunet n’a plus  perçu certaines évolutions  fatales qui vont exactement dans le sens inverse  de ce qu’il avait élaboré avec ses compagnons et ses disciples. Mais Odile, son épouse, a généreusement continué à marquer son attachement  aux membres de la CNARELA, à leurs activités et à leurs combats.

           

Par fidélité à cet ami exigeant qui nous a quittés,  la CNARELA  a continué sa tâche.   Elle la poursuivra, en déployant toutes les ressources de création  et de résistance qu’elle pourra trouver, dans le travail collectif et solidaire des enseignants de grec et de latin, qu’ils soient à l’Université ou enseignants du Secondaire, avec la reconnaissance qu’elle doit à  Gérard Jeunet , son initiateur.

                                                             Jeannette Boulay,

Présidente d’honneur de la CNARELA